10.01.2008

Xavier Darcos veut tester le service minimum à l'école dès le 24 janvier

 


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L'accueil des élèves sera financé par les retenues sur salaire des grévistes 

Merci LE MONDE | 10.01.08 


Le "service minimum" que Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, veut instaurer dans les écoles pour accueillir les élèves en cas de grève vient de lui faire prononcer ses premiers gros mots publics.

"Moi, a-t-il déclaré, mercredi 9 janvier, sur RMC, je ne cherche pas à briser les grèves, je cherche à éviter la loi de l'emmerdement maximum." "

Le fait de faire grève pour un professeur, a-t-il ajouté, ce n'est pas de chercher à créer la loi de l'emmerdement maximum pour les familles, c'est de ne pas enseigner."

 
M. Darcos répliquait ainsi au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait fait savoir qu'il refuserait d'organiser un service minimum dans les conditions proposées par le ministre.

"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très mal", avait estimé, le même jour, sur RTL,

M. Delanoë, ajoutant que l'on ne pouvait pas "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux".

Cet échange portait sur des dispositions prises par le ministre de l'éducation en prévision de la grève de la fonction publique du jeudi 24 janvier, à laquelle les syndicats d'enseignants appellent à participer.

Lundi, M. Darcos avait annoncé qu'il ferait appliquer ce jour-là "à titre expérimental" un dispositif esquissé lors d'une conférence de presse le 11 décembre 2007... mais prévu seulement pour la rentrée 2008.


ATTAQUE SOURNOISE


En décembre, il avait annoncé sa volonté d'engager, "au cours des prochaines semaines", une discussion sur ce thème avec toutes les parties concernées.

La discussion n'a pas eu lieu, mais M. Darcos a envoyé mardi une "note" aux recteurs et inspecteurs d'académie sur la "mise en place d'un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève".

Cette note reprend le principe énoncé en décembre et qualifié de "pervers" par Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA (syndicat des enseignants) : le financement de ce service "dans les communes volontaires" sera assuré "à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes".

Les municipalités, dont beaucoup mettent déjà en place un accueil dans les écoles les jours de grève en mobilisant leurs propres animateurs ou en faisant appel à des associations, seraient désormais, si elles passent une "convention" avec le ministère de l'éducation, remboursées de leurs frais, à hauteur de 90 euros par tranche de 15 élèves à garder.

L'accueil fait à cette mesure est inégal : sans surprises, il est plutôt hostile dans les mairies de gauche et plutôt favorable dans celles de droite, même si, à terme, on voit mal une municipalité, quelle que soit sa couleur politique, se priver durablement d'une possible rentrée d'argent.

Mais M. Darcos, en assurant, mercredi sur RMC, que le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, avait trouvé le dispositif "intéressant", s'est attiré une sèche réplique de ce dernier, qui s'est dit "très étonné d'être cité" alors qu'il "n'a jamais eu d'échanges avec le ministère de l'éducation sur ce sujet".

De son côté, Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France (AMF) et élu UMP, a réagi de manière aigre-douce aux propositions du ministre, estimant que cette "conception originale du service minimum" revenait à reporter " la responsabilité de l'Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève".

Alors que les syndicats d'enseignants jugent en majorité être en présence d'une attaque sournoise contre le droit de grève - ce que récuse le ministre -, le potentiel polémique du "service minimum" dans l'éducation est efficacement réactivé.

Il avait pourtant été désamorcé, ces derniers mois, par le même M. Darcos, passé d'un vieux refrain antigrève à la notion moins conflictuelle d'"accueil minimum", avant de se stabiliser sur "service minimum d'accueil", apte à servir aussi bien, selon les circonstances, le langage de la fermeté que celui du dialogue. 



Luc Cédelle

09.01.2008

Div Yezh veut davantage de collèges publics

Enseignement bilingue.


Div Yezh, association de parents d'élèves pour l'enseignement du breton à l'école publique, accuse le rectorat de mettre la filière en danger en refusant d'ouvrir des collèges bilingues.

Et lui met la pression à huit jours de la tenue du Conseil académique des langues régionales.

Cette année, l'enseignement bilingue public français-breton a passé la barre des 4.600 élèves scolarisés de la maternelle au lycée, avec 8,5 % de hausse entre 2006 et 2007.

Pourtant, Div Yezh juge la situation fragile, et dangereuse.

« Depuis des années, on demande au rectorat d'ouvrir des collèges bilingues, et il nous le refuse.

Résultat, à la sortie du CM2, près de la moitié des élèves abandonnent leurs études bilingues », regrette Jean-Paul Jaouen, vice-président de l'association.

Le rectorat a bâti sa stratégie d'ouverture d'établissements sur une politique de pôles : il faut deux écoles primaires bilingues pour créer un collège bilingue. « Et sinon, les enfants doivent faire 50 kilomètres pour trouver une filière bilingue à l'entrée en 6 e ! ».

« Politique de l'échec »
Mais aujourd'hui, Div Yezh accuse le rectorat de ne pas respecter sa propre logique.

« On a demandé une ouverture à Ploeren (56) qui rentrait tout à fait dans cette politique des pôles. Et pourtant le rectorat nous a dit non, sans plus d'explication ! ».

L'association condamne la politique du rectorat, en « échec depuis cinq ans : ils disent vouloir consolider l'existant, mais le fragilisent aujourd'hui ».

Soutenue par les syndicats FSU, Sgen-CFDT et FCPE, ainsi que par le conseil régional, elle réclame l'ouverture de filières bilingues dans treize collèges à la rentrée prochaine.

« Au minimum des filières de continuité avec trois heures d'enseignement en breton par semaine ».

Aujourd'hui, seuls dix collèges en Bretagne proposent une filière bilingue paritaire entre français et breton.


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Le Maire refuse de casser la grève à Paris.

Delanoë refuse de casser la grève ...
 
 
 

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17.10.2007

Un autre point de vue sur le mouvement du 18 octobre 2007

 

 

Une majorité de Français estime que la grève n'est pas justifiéePHILIPPE GOULLIAUD.

 

Le Figaro 17 octobre 2007

 

Une très large majorité de Français estime que le projet de réforme « va dans le bon sens ».

Sébastien Ortola/Rea


Les autres titres
Les syndicats de la SNCF et de la RATP tentés par un « remake » de 1995 Une majorité de Français estime que la grève n'est pas justifiée Le trésor de guerre de l'UIMM Ces salariés qui possèdent leur entreprise Le Nobel pour trois théoriciens des marchés Lagarde : "Un vent de concurrence doit souffler" Les grands travaux de La Réunion aiguisent les appétits Les pharmaciens offensifs face à la commission Attali Sarkozy affronte sa première épreuve sociale Retour | Rubrique L'actualité économiqueL'opinion est favorable à l'alignement des régimes spéciaux de retraite sur le système en vigueur dans la fonction publique.

LA RÉFORME des régimes spéciaux gagne du terrain dans l'opinion. Selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI, une très large majorité de Français (57 %) estime que le projet de réforme « va dans le bon sens », contre 32 % qui sont d'un avis contraire. Quant à la journée de grève, qui s'annonce massive à la SNCF et la RATP, ils ne sont que 43 % à la trouver justifiée, contre 55 % d'un avis opposé.

Autre enseignement de ce sondage, les trois quarts des Français sont favorables à l'instauration d'un service minimum dans les transports publics en cas de grève, qui sera applicable au 1er janvier. Ce qui ne favorise pas la position des grévistes. D'autant que 59 % des personnes interrogées estiment que ce mouvement est motivé par la défense d'intérêts particuliers et non par la défense des acquis sociaux dans leur ensemble.

« La fragilité de la position syndicale apparaît crûment lorsque l'on considère l'interprétation faite par l'opinion publique du mouvement du 18 octobre », souligne Jérôme Sainte-Marie, directeur du pôle Opinion de BVA. On est loin de l'approbation massive qui avait accompagné les grandes grèves de l'automne 1995 contre le plan Juppé sur la sécurité sociale. « La réédition du scénario de la grève par procuration ne paraît guère vraisemblable », estime Jérôme Sainte-Marie, qui parle même de « réforme par procuration ».

Tout naturellement, l'idée d'aligner les régimes spéciaux sur le régime de la fonction publique est plébiscitée par les électeurs de second tour de Nicolas Sarkozy (77,2 %). L'approbation est également massive, à 68,9 % chez les sympathisants du MoDem de François Bayrou. Il est vrai que, pendant sa campagne, le candidat centriste s'était prononcé pour « une refonte universelle » du système des retraites, englobant les régimes spéciaux.

Mais la réforme progresse aussi à gauche. Certes, 51,9 % des électeurs de Ségolène Royal désapprouvent le projet de loi, mais ils sont tout de même 38,8 % à estimer qu'il va dans le bon sens. Et le paradoxe veut qu'une majorité de 45,7 % des sympathisants socialistes l'approuvent, contre 43,8 %. Ce qui illustre les contradictions du PS, entre un Manuel Valls qui dit oui à l'alignement au nom de l'« équité » et des impératifs « financiers », et un Jean-Luc Mélenchon qui dénonce « le suivisme à l'égard de la droite, en pleine offensive contre les acquis sociaux des salariés ».

Un gouvernement «plus moderne»

Il y a un mois, le bureau national du PS a adopté une position commune embarrassée, assortie de critiques sur la méthode : oui à « une évolution négociée des régimes spéciaux », mais « dans le cadre d'une négociation globale des retraites des Français ». Pour les fabiusiens, partisans d'une « opposition frontale » à Sarkozy, « considérer qu'on va régler à 100 % le problème des retraites en démantelant les régimes de 2 % des salariés est un mensonge ».

Autre bonne nouvelle pour le gouvernement, il est jugé « plus moderne » et « plus proche des préoccupations » des Français que les syndicats. « Le gouvernement devra cependant apporter un soin tout particulier à ne pas sembler arrogant sur le sujet, les syndicats faisant pour l'heure jeu égal avec lui sur la question de celui ayant l'attitude la plus conciliante », fait observer Jérôme Sainte-Marie. « L'opinion publique pourrait d'autant plus soutenir les projets gouvernementaux sur les régimes spéciaux qu'elle n'est guère concernée par ceux-ci, cependant que le vaste mouvement réformateur annoncé suscite en elle beaucoup d'espérances mais aussi quelques appréhensions », conclut le directeur de BVA Opinion.

 

Pour les méfiants ou les curieux :le document 
 
 
 
 







 

19.09.2007

OCDE & Ecole en France : Poursuivez les réformes !

Cela se discute !

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Merci à La Tribune.fr - 18/09/07 à 17:12 - 341 mots
analyse
L'OCDE encourage la France à poursuivre ses réformes dans l'éducation
"L'ensemble des réformes" éducatives examinées aujourd'hui en France "vont vraiment dans le bon sens", ont estimé mardi des responsables de l'OCDE. Mais ils appellent à la "prudence" sur leur mise en oeuvre.

"L'ensemble des réformes qui sont à l'examen en France à l'heure actuelle vont vraiment dans le bon sens", a déclaré Bernard Hugonnier, de la direction pour l'Education de l'OCDE, lors de la conférence de presse de présentation du rapport annuel de l'organisation. "C'est un coup d'accélérateur", a-t-il ajouté, répondant à une question sur les moyens de parvenir à une augmentation du pourcentage d'une classe d'âge arrivant au niveau du bac et ensuite à un diplôme d'enseignement supérieur.

Parmi les "réformes à l'examen", ont été cités la "simplification des programmes et un allègement des programmes", le "soutien scolaire" après la classe, "la fin du collège unique", ou "avoir un bac qui soit plus un bac par option qu'un bac par filière".

Son collègue Eric Charbonnier a toutefois appelé à la "prudence" dans la mise en oeuvre de ces réformes. "L'allègement ou la simplification des programmes peut être une bonne idée mais il ne faut pas appauvrir encore le système d'éducation, la qualité des formations et le niveau moyen de performance", a-t-il indiqué. Cela doit "rester lié à la pédagogie". Il a par ailleurs souligné que supprimer le collège unique ne devait pas se traduire par une "différenciation" précoce entre enseignement général ou professionnel.

Sur le bac à option, Eric Charbonnier à mis en garde contre "le danger que le milieu socio-économique soit le facteur (principal, ndlr) qui va faire qu'un élève va choisir une option scientifique ou une option d'un autre type de matière". Enfin, il a averti que la suppression de la carte scolaire pouvait, comme le montre le cas de la Nouvelle-Zélande, être "un échec" et "aggraver les inégalités sociales".


A retrouver sur   http://www.latribune.fr/info/L-OCDE-encourage-la-Fr...