04.05.2008

Les parents et le ministre...

 
Merci l'AEF
 
Congrès de la Peep: "Quand les parents poussent les enfants à manifester, ils les mettent en danger" (Anne Kerkhove)

Envoyé spécial

Après un discours critique à l'égard des "intérêts corporatistes" et "des adultes [qui] instrumentalisent des jeunes dans leur propre intérêt", à l'occasion de l'ouverture du 86ème congrès de la Peep à Clermont-Ferrand le 1er mai 2008 (L'AEF n°95626), Anne Kerkhove, présidente de la fédération de parents d'élèves, revient pour l'AEF sur les réformes engagées par Xavier Darcos.



L'AEF: Pourquoi votre discours d'ouverture était-il si offensif?



Anne Kerkhove: Parce que nous en avons assez que les parents d'élèves soient pris pour des imbéciles. On leur ment. À la Peep, nous en avons assez que les enfants soient manipulés. Certains adultes entraînent les élèves sur des chemins qu'ils n'ont pas à prendre.
 
Quand des parents, comme ceux de la FCPE, poussent les enfants à manifester, ils les mettent en danger.
 
En tant qu'adultes, nous avons un devoir d'honnêteté envers les enfants.
 
Le problème c'est qu'on ne leur présente qu'une version des faits. Je comprends que les lycéens se posent des questions sur les suppressions de cours.
 
À la Peep nous avons choisi d'expliquer et de dialoguer. C'est forcément moins porteur et moins médiatique. Ce n'est pas parce que le gouvernement a fait siennes des propositions que nous défendions depuis longtemps que nous soutenons de manière inconditionnelle sa politique.
 
Si nos propositions sont reprises, tant mieux, mais lorsque nous aurons des reproches à faire au gouvernement nous n'hésiterons pas.



L'AEF: Cette année, le climat à la Peep semble beaucoup plus serein que les années précédentes (L'AEF n°64642), quelle en est la raison?



Anne Kerkhove:
C'est une question de dialogue et d'acceptation des critiques. Nous tâchons de toujours assortir la critique de propositions pour avancer. C'est indispensable dans une association comme la nôtre qui rassemble des personnes très diverses. Ce sont des valeurs qui nous réunissent.



L'AEF: Vous semblez très en phase avec le ministre de l'Éducation nationale sur la réforme du primaire…



Anne Kerkhove:
Déjà, le rapport Thélot avait repris quelques-unes de nos propositions. Mais la situation n'est pas nouvelle, on compte près d'un quart d'élèves en échec scolaire au collège, ce n'est pas un hasard. Les lacunes sur les fondamentaux sont énormes et sont difficilement rattrapables. En plus, elles handicapent pour toutes les matières. Par exemple, comment apprendre une langue étrangère alors qu'on ne maîtrise pas la sienne. Plus généralement, quand on voit les études internationales, comme Pisa ou Pirls, on se doit de réagir. Aujourd'hui, les textes définissent non seulement des objectifs pour les professeurs, mais aussi pour les parents d'élèves. C'est très important de pouvoir mettre les discours des parents et ceux des enseignants en adéquation pour être plus efficace.



L'AEF: Que vous inspire la mise en place d'un livret à destination des parents à la rentrée?



Anne Kerkhove:
C'est bien mais c'est quelque chose que nous faisons depuis des années à la Peep. Nous éditons deux brochures: "mon enfant entre en maternelle" et "mon enfant entre en école élémentaire" depuis des années pour nos adhérents.



L'AEF: Concernant l'accompagnement éducatif, ne vaudrait-il pas mieux s'attaquer au problème plus tôt qu'au collège?



Anne Kerkhove:
 
L'accompagnement éducatif doit être mis en place dès que les toutes premières difficultés des enfants apparaissent. Une fois qu'ils sont en échec, c'est trop tard. Il faut immédiatement proposer des solutions de remédiation pour les enfants et ne pas attendre. Je préfère largement que ce dispositif soit mis en place par l'Éducation nationale plutôt que par le privé.



L'AEF: Que pensez-vous de la réforme du lycée?



Anne Kerkhove: Il faut clairement redéterminer des objectifs pour le lycée et faire en sorte que ce ne soit plus qu'une voie d'accès à l'enseignement supérieur général. Il faut mettre plus en valeur les filières professionnalisantes et faire en sorte que les élèves les moins scolaires ne se fourvoient pas dans des bacs généraux qui ne leur serviront finalement à rien. Il faut qu'ils sortent avec un diplôme qui vaille quelque chose sur le marché du travail.



L'AEF: La réforme du bac pro en 3 ans est-elle la solution?



Anne Kerkhove:
 
Que les 3 types de bacs soient au même niveau d'étude n'est pas une mauvaise chose en soi mais ça n'est pas suffisant. Et je comprends les inquiétudes des parents sur ce point. Que va-t-il advenir d'un enfant qui n'est pas capable d'aller au bout des 3 ans? Il faut que les élèves disposent d'un diplôme intermédiaire à l'issue du niveau première. Plus globalement, c'est en revalorisant les filières professionnelles et quand on aura construit un véritable parcours professionnel avec les jeunes dès le collège que l'on apercevra la solution. Je comprends également les inquiétudes de certains patrons d'apprentis qui vont devoir faire des contrats de trois ans à des enfants qui n'ont pas forcément un projet professionnel bien défini. Pour cela, il faut mettre en place des passerelles pour que les jeunes se réorientent ailleurs.



L'AEF: Regrettez-vous la disparition de l'apprentissage junior que vous défendiez?



Anne Kerkhove:
Évidemment nous avons quelques regrets, pour autant, cette mesure n'est pas enterrée.
Elle a été maintenue au sein de l'académie de Strasbourg et le ministère nous a parlé d'une transformation à venir en un autre dispositif assez similaire



Contact : Peep, Marthe Turquieh, Attachée de presse, 01 44 15 18 13 / 25, lhomme@peep.asso.fr



 
 
 
 
 

22.12.2007

Elections des parents d'élèves: la FCPE toujours en tête AFP 22 décembre 2007

 Irons nous ( UPACRQ) vers les 13% en 2008 ? 

Bonne année

 

 

 

 

Elections des parents d'élèves: la FCPE toujours en tête    AFP 22 décembre 2007   


La FCPE (gauche) a conforté sa première place dans le classement des fédérations de parents d'élèves à l'école primaire et dans les collèges-lycées lors d'élections qui ont comme chaque année souffert d'une faible participation, selon les résultats publiés vendredi par le ministère.

La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) a obtenu 20,07% des voix au primaire, en très légère baisse par rapport à 2006 (21,15%), et 53,96% (1) dans le secondaire, également en légère baisse (54,47% en 2006).

L'autre fédération représentative de parents d'élèves, la Peep (Parents d'élèves de l'Enseignement public), a obtenu de son côté 3,96% dans les écoles (4,31% l'année dernière) et 17,42% dans le secondaire (17,98% en 2006).

Traditionnellement dans les écoles, ce sont les listes non associatives qui emportent le maximum de suffrages avec 54,8%, en légère augmentation (53,98% en 2006), auxquelles il faut ajouter les associations locales constituées mais non affiliées au plan national, qui enregistrent 13,95% dans le premier degré et 13,09% dans le second degré.




Comparable à l'année dernière, la participation a connu en 2007 une faible diminution: 43,70% des parents d'élèves du primaire et 26,42% de ceux du secondaire ont voté les 13 et 14 octobre derniers (respectivement 44,59% et 27,15% en 2006).

(1) donc 54% de 27,15% de votants ! 

17.11.2007

Point de vue de la PEEP sur la grève ( 20 nov 07)

La PEEP dénonce les enseignants grévistes et le ministère de l'Éducation nationale qui "confine l'école à un simple rôle de garderie"


"Il faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas en désertant les écoles, les collèges et les lycées que les enseignants participent le mieux à la réussite éducative des citoyens de demain ni à la valorisation de leur fonction", s'indigne la Peep dans un communiqué ce lundi 19 novembre 2007.

La fédération de parents d'élèves dénonce "les enseignants grévistes" qui "vont imposer aux écoliers, collégiens et lycéens une journée sans classe". "Les revendications affichées sont loin des intérêts directs des élèves et de leur réussite. Ce n'est pas avec des messages tronqués que le monde enseignant sensibilisera utilement les parents à la difficulté de leur métier."

La PEEP fustige également la "louable intention [du ministère] qui confine l'école à un simple rôle de garderie" en appelant les recteurs à aider les parents dans l'organisation de cette journée. "L'avenir des élèves vaut davantage que de petits arrangements sans ambition", poursuit la fédération.

"Il s'impose à tous aujourd'hui de se montrer démocrates et constructifs et de trouver d'autres voies de contestation qui ne pénalisent pas directement ceux qui n'ont rien à voir dans ces conflits, à savoir les élèves", conclut la PEEP.

Contact : Peep, Marthe Turquieh, Attachée de presse, 01 44 15 18 13 / 25, lhomme@peep.asso.fr


14.10.2007

Irrégularités ans le déroulement des élections de parents d'élèves?


"Nous avons demandé à Xavier Darcos que les textes qui régissent les élections des représentants de parents d'élèves soient vraiment appliqués"Claudine Caux, vice-présidente de la Peep

A l'issue de sa rencontre jeudi 11 octobre 2007 avec le ministre, la fédération pointe une série "d'irrégularités" dans la mise en oeuvre des élections de parents d'élèves qui se déroulent les vendredi 12 et samedi 13 octobre 2007.



Dans certains endroits, les chefs d'établissements et les directeurs d'écoles auraient clôturé le dépôt des candidatures, dès le "28 ou 29 septembre", plusieurs jours avant la date officielle du 3 octobre.

La Peep rapporte aussi que d'autres directeurs ont également refusé de fournir les enveloppes et les bulletins de vote, comme le prévoient les textes.

"Nous constatons ce type d'entorses tous les ans, mais cette année, c'est encore pire. D'ailleurs la FCPE s'est plainte aussi"

La fédération a demandé à Xavier Darcos de préciser les textes sur ces deux points , et de veiller à leur application. La fédération souhaite enfin bénéficier d'une "égalité de traitement" avec "l'autre fédération de parents d'élèves".

Les élections des représentants des parents d'élèves au conseil d'école et au conseil d'administration des établissements du second degré ont lieu le vendredi 12 ou le samedi 13 octobre 2007. La commission électorale dans le premier degré et le chef d'établissement dans le second degré ont le choix entre les deux dates.