24.12.2007

Sciences Po dresse un bilan positif de ses propres actions.

Voici qui plaît beaucoup à notre actuel ministre.
Demandons nous combien de lycéens sont concernés et 
que pensent ceux qui ont la chance d'habiter 
Elbeuf sur Seine ou Rocamadour ?  
On attend des mesures concernant tous les élèves!
Pas des ghettos .
Et pourquoi les fonds privés sont ils plus performants que
ceux de l'Etat ? 
Parce ce qu'ils sont plus élevés que ceux de l'etat 
qui abandonne l'objectif de la réussite pour tous.
 
Le fichier est ici :
 

17.12.2007

Pas encore pour les collèges...


 
 
 

15.12.2007

Lancement du 2e tome du livre d'histoire franco-allemande

Merci au NOUVELOBS.COM | 14.12.2007

 

 Le fichier est imprimable ici:    

                                            Lancement du 2e tome du livre d'histoire franco-allemande, ED...pdf

 

16.10.2007

Gabriel Cohn-Bendit propose des collèges expérimentaux: Darcos OK ?

RUE89 15 octobre 2007

http://www.rue89.com/2007/10/15/gabriel-cohn-bendit-propo...

 

Gabriel Cohn-Bendit propose des collèges expérimentaux: bravo!

Par Nestor Romero (Ancien enseignant) 11H23 15/10/2007



Gabriel Cohn- Bendit récidive. Vingt-cinq ans après avoir créé le Lycée expérimental de Saint-Nazaire avec l'appui du ministre Alain Savary, il propose à Xavier Darcos la création de "collèges autonomes expérimentaux", lequel dernier ministre en date semble très intéressé par le projet, on va comprendre pourquoi.



Donc, le 18 septembre dernier, Gabriel Cohn-Bendit est reçu, pendant une heure, par Xavier Darcos auquel il expose l'idée suivante: l'assouplissement (voire la suppression) de la carte scolaire provoquera, sans le moindre doute, le départ de nombreux élève des collèges "défavorisés" qui en seront, alors, encore plus "difficiles".



Le projet consiste à faire venir dans ces collèges "des équipes de pédagogues volontaires ayant un projet commun". Ces enseignants seront totalement autonomes et ne dépendront que du seul ministre. Ils pourront garder leur poste actuel et être détachés provisoirement dans un collège expérimental. Vif intérêt du ministre. Gabriel Cohn-Bendit lance aussitôt un appel sur le site du Café pédagogique qui semble être bien entendu puisque plus de deux cents enseignants ont, à ce jour, pris contact avec le Café.



De son côté Xavier Darcos a désigné Mark Sherringham, conseiller aux affaires pédagogiques pour le représenter lors de la première réunion du comité de pilotage qui doit se tenir le 11 octobre. On comprend mieux maintenant le vif intérêt du ministre car, que faire dans ces collèges sinistrés, ces collèges que le système éducatif lui même et, plus largement, la ségrégation sociale institutionnalisée a ghettoïsé?





Que faire? Que des pédagogues militants les prennent en charge, n'est-ce pas l'idéal? Bien sûr. Alors, je sais bien que des indignations vitupérant la "récupération " vont s'élever, comme toujours. Mais peu importe, il a bien raison Gabriel, ils ont bien raison toutes celles et tous ceux qui vont tenter l'aventure, celle de vivre et de faire vivre une autre école.

 

19.09.2007

Est ce dans les vieux pots que l'on fait la bonne soupe ?

 DITES NOUS VRAIMENT CE QUE VOUS EN PENSEZ !  

UPACQR@free.fr

Et si Raymond, tu nous en disait un mot ?  C'était l'an passé !

 

 

Dites nous vraiment ce que vous en pensez .


L'école et ses bonnes vieilles méthodes   LA CROIX  04 septembre 2006

Les fondamentaux et le « par coeur » font un retour en force dans les apprentissages scolaires. Après avoir réformé la lecture, le ministre de l'éducation Gilles de Robien s'attaque à la grammaire

Début d’un nouvel âge éducatif ou simple retour du balancier ? Après plusieurs décennies dominées par l’innovation pédagogique, voici que reviennent en force des méthodes d’apprentissages et des rites scolaires que l’on croyait disparus à jamais avec le défunt « certif » (1882-1989).

Alors que le ministre de l’éducation Gilles de Robien s’apprête à réhabiliter la grammaire, détrônée par « l’observation réfléchie de la langue française », appelée avec humour ORL par les professeurs, nous passons en revue ces mesures déjà adoptées ou en préparation. Prises une par une, elles n’ont l’air de rien. Mais mises bout à bout, elles ressemblent bien à une réforme qui ne dit pas son nom.

1 - Recentrer l’école sur les fondamentaux

Des langues étrangères à l’informatique, de la sécurité routière aux multiples journées nationales consacrées à une grande cause, on n’a cessé d’en demander toujours plus à l’école. Et ce, bien que le temps annuel d’enseignement diminue. Bilan : à la fin de l’école primaire, un élève a passé deux fois moins de temps à étudier le français que son camarade de 1923.

Désormais, le mot d’ordre est de recentrer l’école sur les fondamentaux, le célèbre triptyque lire-compter-écrire. Le socle commun proposé par la commission Thélot à l’issue du grand débat sur l’école de 2004 reposait sur «deux piliers», la langue et les mathématiques.

2 – Réhabiliter le « par cœur » et le calcul mental

Septembre 2004 : François Fillon effectue sa première rentrée comme ministre de l’éducation. Il annonce alors sans détour : « Sur la maîtrise du Français en sixième, je prépare une circulaire qui vise à remettre fortement au goût du jour les exercices traditionnels qui ont fait la preuve de leur efficacité. » Le ministre énumère : dictées, récitations, rédactions…

En mai dernier, le décret instituant le socle commun mentionnait explicitement la dictée. Cet exercice, que des enseignants confiaient pratiquer à l’insu des inspecteurs de l’éducation, devrait donc faire un retour en force dans les classes. Les mathématiques sont aussi concernées : Gilles de Robien déclarait récemment au Figaro que « le calcul mental, détrôné par la calculette, doit être mis en valeur ».

3 – Redorer le blason de la grammaire

Après les méthodes de lecture l’an dernier, la grammaire est le prochain chantier de Gilles de Robien (lire page suivante) qui a confié une mission au linguiste Alain Bentolila. Quel en est l’enjeu ? La grammaire est devenue très jargonnante ; un jargon lié au fait que les programmes ont tenté une transposition entre les savoirs universitaires et l’enseignement scolaire. Il faut désormais distinguer clairement « le cadre conceptuel destiné aux enseignants et les notions que les élèves doivent apprendre », écrivait en mars dernier le Haut Conseil de l’éducation (HCE) dans sa définition du socle commun.

Depuis des années, le collectif d’enseignants « Sauver les lettres » dénonce ainsi une approche qui privilégie la « maîtrise du discours » sur la « grammaire de phrase ». On observe les procédés d’énonciation, on décortique les genres littéraires mais on oublie la structure de base sujet-verbe-complément. (Les programmes scolaires au piquet, Éd. Textuel, 2006).

4 – Faire le ménage dans les méthodes de lecture

En décembre dernier, Gilles de Robien ne décolère pas. Dénonçant une «épidémie de dyslexie» et le fait que 15 % d’élèves ne savent pas lire à l’entrée au collège, le ministre annonce l’interdiction définitive de la méthode globale. Les maîtres devront désormais pratiquer le b.a.-ba de la méthode syllabique.

En réveillant la vieille querelle des méthodes, l’intervention du ministre a troublé le monde des chercheurs et des enseignants. En mars, l’arrêté qui modifie les programmes scolaires a toutefois retrouvé le sens de la mesure. Oubliées les références aux méthodes. Le texte précise simplement que dès le début du cours préparatoire, un « entraînement systématique à la relation entre graphèmes et phonèmes », autrement dit le décodage, doit être assuré.

5 – Apprendre plus tôt les quatre opérations

En novembre 2004, six mathématiciens de renom tirent le signal d’alarme. Ils constatent « avec stupeur » que depuis les nouveaux programmes du primaire de 2002, « l’apprentissage des quatre opérations, qui débutait autrefois dès le CP, a été remplacé par une progression très lente » ainsi que la « quasi-disparition » de la division et de la multiplication à virgule.

Le HCE recommande l’apprentissage des quatre opérations le plus tôt possible. Il cite aussi expressément la « règle de trois » qui, depuis les années 1970, s’est dissoute dans l’étude des problèmes de « proportionnalité ». Le ministère affirme que les programmes scolaires seront changés pour la rentrée 2007.

6 – Le redoublement toujours d’actualité

Les études internationales prouvent que la France est championne du monde du redoublement. 38 % des élèves de moins de 15 ans ont redoublé au moins une fois selon l’OCDE (lire La Croix du 13 septembre). Or, toutes les études scientifiques prouvent que faire recommencer à l’identique une année scolaire ne donne pas de bons résultats. Pourtant, beaucoup d’enseignants voient encore dans cette pratique la seule solution face au faible niveau de certains élèves.

La loi sur l’avenir de l’école de 2005 a renforcé leur marge de manœuvre : « Il appartient aux enseignants d’apprécier, au terme de chaque année scolaire, si les élèves ont acquis les connaissances et les compétences leur permettant de suivre l’enseignement dispensé au niveau supérieur. »

7 – Donner des punitions collectives

Les parents d’élèves avaient obtenu, sous le ministère de Jack Lang, l’interdiction des punitions collectives. Pourtant, en octobre 2004, une circulaire de François Fillon les ont rétablies. Le texte rappelle le principe d’individualisation de la sanction mais estime tout de même qu’« une punition peut être infligée pour sanctionner le comportement d’un groupe d’élèves ».

La circulaire dit aussi que « si les circonstances l’exigent », le professeur peut donner « un travail supplémentaire à l’ensemble des élèves ». Les fédérations de parents critiquent une pratique contraire aux principes généraux du droit et le fait qu’associer le travail à une sanction est antipédagogique.

8 – Noter la conduite des élèves

Tous les collégiens vont désormais recevoir une note de vie scolaire inscrite sur leur bulletin en fin de trimestre. Cette note mesure d’une part « l’assiduité » de l’élève et son respect « du règlement intérieur » précise le décret de mai dernier. Elle prend également en compte « sa participation à la vie de l’établissement » ou à certaines activités parascolaires. Elle compte pour le brevet des collèges. Mais beaucoup de professionnels jugent le concept de « note » mal adapté à une telle évaluation.

9 – Chanter la Marseillaise

Vous connaissiez la musique ? Vous apprendrez les paroles. En application de la loi Fillon, la circulaire de rentrée 2005 dispose que l’enseignement civique à l’école « comporte obligatoirement l’apprentissage de l’hymne national et de son histoire ». Cet apprentissage doit se faire, selon le texte, durant le cycle des apprentissages soit en grande section de maternelle soit en CP-CE1. De l’aveu même du cabinet du ministre, aucune évaluation de cette réforme n’est pour l’heure disponible.

10 – Et pourquoi pas rétablir l’uniforme ?

La dictature des marques commerciales, les tenues jugées provocatrices exaspèrent certains responsables politiques. Après François Bayrou, qui s’est déclaré favorable au retour de l’uniforme à l’école, trois députés UMP de Seine-Saint-Denis, Éric Raoult, Robert Pandraud et Jean-Claude Abrioux ont déposé une proposition de loi en ce sens. « L’instauration de cette tenue commune va ainsi lisser les différences sociales entre les élèves », argumentent les trois auteurs de ce qui ne reste, pour l’heure, qu’une proposition.

Bernard GORCE