09.01.2008

Div Yezh veut davantage de collèges publics

Enseignement bilingue.


Div Yezh, association de parents d'élèves pour l'enseignement du breton à l'école publique, accuse le rectorat de mettre la filière en danger en refusant d'ouvrir des collèges bilingues.

Et lui met la pression à huit jours de la tenue du Conseil académique des langues régionales.

Cette année, l'enseignement bilingue public français-breton a passé la barre des 4.600 élèves scolarisés de la maternelle au lycée, avec 8,5 % de hausse entre 2006 et 2007.

Pourtant, Div Yezh juge la situation fragile, et dangereuse.

« Depuis des années, on demande au rectorat d'ouvrir des collèges bilingues, et il nous le refuse.

Résultat, à la sortie du CM2, près de la moitié des élèves abandonnent leurs études bilingues », regrette Jean-Paul Jaouen, vice-président de l'association.

Le rectorat a bâti sa stratégie d'ouverture d'établissements sur une politique de pôles : il faut deux écoles primaires bilingues pour créer un collège bilingue. « Et sinon, les enfants doivent faire 50 kilomètres pour trouver une filière bilingue à l'entrée en 6 e ! ».

« Politique de l'échec »
Mais aujourd'hui, Div Yezh accuse le rectorat de ne pas respecter sa propre logique.

« On a demandé une ouverture à Ploeren (56) qui rentrait tout à fait dans cette politique des pôles. Et pourtant le rectorat nous a dit non, sans plus d'explication ! ».

L'association condamne la politique du rectorat, en « échec depuis cinq ans : ils disent vouloir consolider l'existant, mais le fragilisent aujourd'hui ».

Soutenue par les syndicats FSU, Sgen-CFDT et FCPE, ainsi que par le conseil régional, elle réclame l'ouverture de filières bilingues dans treize collèges à la rentrée prochaine.

« Au minimum des filières de continuité avec trois heures d'enseignement en breton par semaine ».

Aujourd'hui, seuls dix collèges en Bretagne proposent une filière bilingue paritaire entre français et breton.


podcast

24.12.2007

Sciences Po dresse un bilan positif de ses propres actions.

Voici qui plaît beaucoup à notre actuel ministre.
Demandons nous combien de lycéens sont concernés et 
que pensent ceux qui ont la chance d'habiter 
Elbeuf sur Seine ou Rocamadour ?  
On attend des mesures concernant tous les élèves!
Pas des ghettos .
Et pourquoi les fonds privés sont ils plus performants que
ceux de l'Etat ? 
Parce ce qu'ils sont plus élevés que ceux de l'etat 
qui abandonne l'objectif de la réussite pour tous.
 
Le fichier est ici :
 

16.10.2007

Gabriel Cohn-Bendit propose des collèges expérimentaux: Darcos OK ?

RUE89 15 octobre 2007

http://www.rue89.com/2007/10/15/gabriel-cohn-bendit-propo...

 

Gabriel Cohn-Bendit propose des collèges expérimentaux: bravo!

Par Nestor Romero (Ancien enseignant) 11H23 15/10/2007



Gabriel Cohn- Bendit récidive. Vingt-cinq ans après avoir créé le Lycée expérimental de Saint-Nazaire avec l'appui du ministre Alain Savary, il propose à Xavier Darcos la création de "collèges autonomes expérimentaux", lequel dernier ministre en date semble très intéressé par le projet, on va comprendre pourquoi.



Donc, le 18 septembre dernier, Gabriel Cohn-Bendit est reçu, pendant une heure, par Xavier Darcos auquel il expose l'idée suivante: l'assouplissement (voire la suppression) de la carte scolaire provoquera, sans le moindre doute, le départ de nombreux élève des collèges "défavorisés" qui en seront, alors, encore plus "difficiles".



Le projet consiste à faire venir dans ces collèges "des équipes de pédagogues volontaires ayant un projet commun". Ces enseignants seront totalement autonomes et ne dépendront que du seul ministre. Ils pourront garder leur poste actuel et être détachés provisoirement dans un collège expérimental. Vif intérêt du ministre. Gabriel Cohn-Bendit lance aussitôt un appel sur le site du Café pédagogique qui semble être bien entendu puisque plus de deux cents enseignants ont, à ce jour, pris contact avec le Café.



De son côté Xavier Darcos a désigné Mark Sherringham, conseiller aux affaires pédagogiques pour le représenter lors de la première réunion du comité de pilotage qui doit se tenir le 11 octobre. On comprend mieux maintenant le vif intérêt du ministre car, que faire dans ces collèges sinistrés, ces collèges que le système éducatif lui même et, plus largement, la ségrégation sociale institutionnalisée a ghettoïsé?





Que faire? Que des pédagogues militants les prennent en charge, n'est-ce pas l'idéal? Bien sûr. Alors, je sais bien que des indignations vitupérant la "récupération " vont s'élever, comme toujours. Mais peu importe, il a bien raison Gabriel, ils ont bien raison toutes celles et tous ceux qui vont tenter l'aventure, celle de vivre et de faire vivre une autre école.