18.01.2008
Delanoë opposé au service minimum dans les écoles le 24 janvier
LE MONDE reprenant Reuters le 18 janvier 2008
Reuters 18.01.08 | 21h16
PARIS (Reuters) - La ville de Paris ne signera pas la convention qui lui a adressée le rectorat pour expérimenter le service minimum dans les écoles lors de la grève nationale du 24 janvier, a annoncé vendredi Bertrand Delanoë.
"Il est inconcevable de sous-traiter à une commune une responsabilité légale de l'Etat", écrit le maire socialiste de Paris au ministre de l'Education, Xavier Darcos.
Ce dernier a demandé aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimeftation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires le 24 janvier.
Bertrand Delanoë souligne que l'Education nationale est responsable des élèves pendant les heures d'enseignement.
"Que se passe-t-il si la commune se substitue à elle ? Devient-elle juridiquement responsable ? Et si le directeur est lui-même gréviste, qui a autorité sur les personnels ?", demande-t-il.
Bertrand Delanoë ajoute que l'organisation d'une telle opération impliquerait de la part du rectorat "une prévision fine du suivi de ce mouvement au sein des 659 écoles parisiennes" et doute que cela soit possible.
Gérard Bon
19:05 Publié dans Actualités Collège Raymond Queneau 75005, Actualités Reuters, Actus Ecole Primaire, Arrêts de travail, Des élus s'expriment., Humeurs & Rumeurs, Pré-Occupation de Ministre, QU'EN PENSEZ-VOUS ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Delanoë, Paris, service, minimum, école, grève, élus
17.10.2007
Un autre point de vue sur le mouvement du 18 octobre 2007
Une majorité de Français estime que la grève n'est pas justifiéePHILIPPE GOULLIAUD.
Le Figaro 17 octobre 2007
Une très large majorité de Français estime que le projet de réforme « va dans le bon sens ».
Sébastien Ortola/Rea
Les autres titres
Les syndicats de la SNCF et de la RATP tentés par un « remake » de 1995 Une majorité de Français estime que la grève n'est pas justifiée Le trésor de guerre de l'UIMM Ces salariés qui possèdent leur entreprise Le Nobel pour trois théoriciens des marchés Lagarde : "Un vent de concurrence doit souffler" Les grands travaux de La Réunion aiguisent les appétits Les pharmaciens offensifs face à la commission Attali Sarkozy affronte sa première épreuve sociale Retour | Rubrique L'actualité économiqueL'opinion est favorable à l'alignement des régimes spéciaux de retraite sur le système en vigueur dans la fonction publique.
LA RÉFORME des régimes spéciaux gagne du terrain dans l'opinion. Selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI, une très large majorité de Français (57 %) estime que le projet de réforme « va dans le bon sens », contre 32 % qui sont d'un avis contraire. Quant à la journée de grève, qui s'annonce massive à la SNCF et la RATP, ils ne sont que 43 % à la trouver justifiée, contre 55 % d'un avis opposé.
Autre enseignement de ce sondage, les trois quarts des Français sont favorables à l'instauration d'un service minimum dans les transports publics en cas de grève, qui sera applicable au 1er janvier. Ce qui ne favorise pas la position des grévistes. D'autant que 59 % des personnes interrogées estiment que ce mouvement est motivé par la défense d'intérêts particuliers et non par la défense des acquis sociaux dans leur ensemble.
« La fragilité de la position syndicale apparaît crûment lorsque l'on considère l'interprétation faite par l'opinion publique du mouvement du 18 octobre », souligne Jérôme Sainte-Marie, directeur du pôle Opinion de BVA. On est loin de l'approbation massive qui avait accompagné les grandes grèves de l'automne 1995 contre le plan Juppé sur la sécurité sociale. « La réédition du scénario de la grève par procuration ne paraît guère vraisemblable », estime Jérôme Sainte-Marie, qui parle même de « réforme par procuration ».
Tout naturellement, l'idée d'aligner les régimes spéciaux sur le régime de la fonction publique est plébiscitée par les électeurs de second tour de Nicolas Sarkozy (77,2 %). L'approbation est également massive, à 68,9 % chez les sympathisants du MoDem de François Bayrou. Il est vrai que, pendant sa campagne, le candidat centriste s'était prononcé pour « une refonte universelle » du système des retraites, englobant les régimes spéciaux.
Mais la réforme progresse aussi à gauche. Certes, 51,9 % des électeurs de Ségolène Royal désapprouvent le projet de loi, mais ils sont tout de même 38,8 % à estimer qu'il va dans le bon sens. Et le paradoxe veut qu'une majorité de 45,7 % des sympathisants socialistes l'approuvent, contre 43,8 %. Ce qui illustre les contradictions du PS, entre un Manuel Valls qui dit oui à l'alignement au nom de l'« équité » et des impératifs « financiers », et un Jean-Luc Mélenchon qui dénonce « le suivisme à l'égard de la droite, en pleine offensive contre les acquis sociaux des salariés ».
Un gouvernement «plus moderne»
Il y a un mois, le bureau national du PS a adopté une position commune embarrassée, assortie de critiques sur la méthode : oui à « une évolution négociée des régimes spéciaux », mais « dans le cadre d'une négociation globale des retraites des Français ». Pour les fabiusiens, partisans d'une « opposition frontale » à Sarkozy, « considérer qu'on va régler à 100 % le problème des retraites en démantelant les régimes de 2 % des salariés est un mensonge ».
Autre bonne nouvelle pour le gouvernement, il est jugé « plus moderne » et « plus proche des préoccupations » des Français que les syndicats. « Le gouvernement devra cependant apporter un soin tout particulier à ne pas sembler arrogant sur le sujet, les syndicats faisant pour l'heure jeu égal avec lui sur la question de celui ayant l'attitude la plus conciliante », fait observer Jérôme Sainte-Marie. « L'opinion publique pourrait d'autant plus soutenir les projets gouvernementaux sur les régimes spéciaux qu'elle n'est guère concernée par ceux-ci, cependant que le vaste mouvement réformateur annoncé suscite en elle beaucoup d'espérances mais aussi quelques appréhensions », conclut le directeur de BVA Opinion.
22.09.2007
"L'éducation est-elle un grand corps malade? "
Brighelli: "L'éducation est un grand corps malade"
Propos recueillis par Régis SOUBROUILLARD
leJDD.fr 14 septembre 2007
Essayiste à la plume acérée, auteur de "La Fabrique du crétin", Jean-Paul Brighelli ne mâche pas ses mots quand il s'agit d'éducation nationale et plusieurs ministres ou pédagogues en vogue ont déjà eu affaire à lui. "Darcosyste" assumé, il commente la première rentrée du ministre, les espoirs qu'il place en lui et réagit à sa proposition d'un bac unique.
Jean-Paul Brighelli est agrégé de lettres, il se déclare farouchement Darcosyste. (Maxppp)Jean-Paul Brighelli est agrégé de lettres, il se déclare farouchement Darcosyste. (Maxppp)
Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a évoqué la mise en place d'un bac commun, comment accueillez-vous une réforme de ce type ?
Cela me semble être une excellente idée. Je suis "Darcosyste" à mort. Il y a aujourd'hui près de 80 bacs différents, qui comprennent des options telles que " communication" ou autres fariboles. Fixer une fois pour toutes un socle commun me semble très pertinent. Il faudra ensuite dégager vers la fac les spécialisations et chacun fera en fonction de ses talents. Aujourd'hui, les élèves pataugent complètement dans les matières fondamentales. Cette approche permettra, par ailleurs, de repenser les programmes, de réfléchir à une pédagogie complètement nouvelle, de réorganiser les emplois du temps. En plus, cette proposition permettra aux élèves de choisir leur orientation plus tard. Cela n'a aucun sens de demander à des enfants de 17 ou 18 ans de choisir leur voie. On les somme de choisir une filière: ils ne savent pas ce que c'est la plupart du temps. Je pense que cela n'empêchera pas, enfin, de faire baisser le taux monstrueux d'échec en première année de fac, tout en dégageant tout de même une élite vers les classes préparatoires.
Les syndicats enseignants et de parents d'élèves semblent plutôt sceptiques sur cette idée de bac unique ?
Quand vous dîtes "les" syndicats, il faut être prudent, il s'agit de la FCPE et de la FSU dont les soucis me paraissent plus politiques que pédagogiques. Les propositions de Xavier Darcos me semblent correspondre aux voeux de beaucoup d'enseignants. Je reçois de nombreux témoignages de profs sur mon blog qui vont dans ce sens.
Comment jugez-vous la première rentrée du ministre?
Il n'a pas fait d'erreurs. Il a dit toute la vérité aux syndicats, en annonçant 11 000 postes non remplacés -je précise que ce ne sont pas des suppressions de postes, par ailleurs nous n'avons pas 10 000 étudiants prêts à être profs demain. Et la rentrée s'est bien passée. Pour moi, sa nomination est une excellente chose, je ne pouvais pas imaginer qu'arrive au pouvoir une sous-ministre de l'éducation nationale. J'ai entièrement confiance en lui, parce que c'est un ami, je le connais depuis longtemps, mais aussi parce que c'est le premier ministre de l'Education qui connait vraiment la maison. Tous ses enfants sont passés par l'enseignement public. Par exemple je suis certain qu'il souhaite maintenir un bac national fort. Je sais qu'il est défavorable au contrôle continu. Xavier Darcos veut surtout revaloriser le métier en termes de contenus et de salaires. La mise en place de la commission Rocard en est l'une des expressions.
Plus globalement qu'attendez vous de Xavier Darcos ?
J'espère surtout qu'il dure. Et pour l'instant, il a toute la confiance du président. Il doit rester 5 ans au ministère de l'éducation nationale. Un an pour analyser la situation, un an pour élaborer des propositions et deux à trois ans pour les mettre en oeuvre. Sans faire nécessairement une "loi Darcos", il faudra vider la "loi Jospin" renégate (NDLR: la loi Jospin votée en 1989 instaurait un objectif de 80% d'une classe d'âge au bac). Il ne doit pas tomber dans le piège des effets d'annonces, il doit obtenir des résultats, l'éducation nationale est un grand corps malade. Il faut, par exemple, explorer les propositions des multiples associations spécialisées dans ce secteur. Il y a là des gisements d'idées. C'est en modifiant les programmes, en douceur, en souplesse qu'on éduquera. Personnellement, je suis très favorable à l'idée de faire transpirer les élèves sur des choses utiles plutôt que sur le marché de l'angoisse.
La fabrique du crétin -Editeur Jean-Claude Gawsewitch-221 pages
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19.09.2007
La note de conduite : le retour ?
La note de conduite réintroduite à l'école...
Cette année , elle sera prise en compte pour l'obtention du Brevet;
| La « note de vie scolaire », nouvelle formule désignant la note de conduite d'avant les années post-68, devrait revenir cette année sur les bulletins trimestriels des élèves des collèges. Elle comptera en principe pour l'obtention du brevet des collèges. Pour les uns « cette note n'est qu'un gadget qui surfe sur la nostalgie du passé », et qu'elle n'est qu'un « truc » (sic) inapte à « résoudre l'absentéisme ou l'indiscipline »... |
15:03 Publié dans Humeurs & Rumeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Syllabique ? ou pensée unique ?
Les méthodes iconoclastes des militants du B a BA Le Figaro 20 octobre 2006
Merci www.lefigaro.fr
S Éducation, qui milite pour le retour de la méthode syllabique, revendique 64 000 adhérents. Elle multiplie pétitions, mailings et appels aux familles.
DANS LEURS LOCAUX - tout récemment achetés - de la rue Jean-Marie-Jégo dans le XIIIe arrondissement de Paris, les membres de SOS Éducation croulent sous les sacs de courrier postaux.
Ce collectif de parents et de grands-parents qui milite pour le rétablissement de la méthode syllabique, le bon vieux b.a.-ba, a lancé la semaine dernière une campagne de presse appelant les familles à « signaler » les écoles où est enseignée la méthode semi-globale. L'opération est un franc succès ! Plusieurs centaines de lettres et de mails de parents déboussolés et inquiets pour l'avenir de leurs enfants leur arrivent chaque jour. Les syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves s'insurgent contre ce qui s'apparente à une forme de délation. Mais les militants de SOS Éducation n'en ont cure : « On est là pour donner un coup de pied dans la fourmilière. »
L'association scrute aussi à la loupe le contenu des manuels scolaires. Elle a récemment dénoncé un roman donné à lire dans une classe de quatrième, à Nantes, qui décrit « sur deux pages la masturbation d'un jeune garçon ».
Restaurer « la discipline » dans les classes, créer des « cours de civisme », encadrer le pouvoir syndical, donner la priorité à la transmission des savoirs : tel est le programme de SOS Éducation. Les huit permanents de l'association, créée en 2001 et qui revendique 64 000 adhérents, ont à peine 30 ans en moyenne. « Nous vivons uniquement des dons de nos membres qui nous envoient en moyenne 25 euros par an », affirme Delphine Hermange, qui concède recevoir également une subvention de la Fondation de France.
« Lobby politique »
« Nous sommes indépendants et nous critiquons tant la gauche que la droite », assure Vincent Laarman, 30 ans et père de quatre enfants. « Mais nous sommes toujours déçus car le ministère a une volonté de défendre la maison qui n'est pas permise dans le contexte actuel », poursuit le jeune porte-parole au look BCBG, pour qui « rien ne va plus dans l'éducation ». « Ce qui nous frappe, ajoute-t-il, c'est le décalage entre la base et les représentants. Nous voulons occuper cet espace ».
Si les messages de SOS Éducation « sont plus partagés par des gens de droite », certains adhérents seraient aussi syndiqués à FO. Quelques députés UMP les « aident et posent à l'Assemblée des questions que nous leur avons suggérées », expliquent les fondateurs du collectif, citant Jean-Paul Garrault, Etienne Blanc, Georges Tron ou Guy Geoffroy. Les syndicats les soupçonnent d'avoir porte ouverte au ministère depuis quelques mois. Faux, rétorque-t-on chez Gilles de Robien, où l'on assure les avoir reçus « une ou deux fois l'an dernier à leur demande ».
Pour l'Unsa, puissant syndicat de la fonction publique, pas de doute : « SOS Éducation n'est pas une association d'usagers de l'école mais un lobby politique des thèses ultralibérales dont l'objectif principal est d'en finir avec l'école publique. » SOS Éducation serait proche, toujours selon l'Unsa, d'associations comme Les Contribuables associés, l'Ifrap, qui a fait de la bataille contre le gaspillage d'argent public son fonds de commerce, ou Catholiques pour les libertés économiques. Anne Khervove, la présidente de la Peep, deuxième fédération de parents d'élèves, note que l' émergence de ce mouvement coïncide avec la pré-campagne électorale : « Ils sont très démagogiques, ce qui ne peut que plaire. »
On notera l'adresse parisienne , à quelques encâblures du collège et la force de conviction de ces ' militants' qui utilisent des méthodes
assez douteuses, gage d'un succès certain.
Nen doutons pas.
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05.10.2006
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| Nouveau rappel à l'ordre de Robien aux enseignants de CP sur la lecture
Le ministre de l'Education Gilles de Robien une nouvelle fois mercredi rappelé à l'ordre les enseignants de CP à propos de ses nouvelles directives sur la méthode d'apprentissage de la lecture, jugeant qu'ils ne sont pas "une profession libérale" ni "indépendante". "La liberté pédagogique, c'est la loi, s'exerce dans le cadre des textes" officiels, a déclaré M. de Robien à l'Assemblée nationale, en réponse à une question de Philippe Vitel, député UMP du Var. "Je rappelle très clairement que la fonction d'enseignant, ce n'est pas une profession libérale, ce n'est pas une profession indépendante, c'est une fonction publique avec une mission éminente", a-t-il ajouté. Le ministre a évoqué les "résistances" qui ont accueilli sa circulaire sur la lecture proscrivant les méthodes globale ou assimilées, parlant de "méconnaissance, de mauvaise information, parfois de désinformation". La pertinence de ce texte est décriée par la plupart des syndicats enseignants et par de nombreux chercheurs qui constatent que "la méthode globale n'est plus utilisée depuis des années dans les classes". Ils ont par ailleurs observé que les programmes corrigés de CP prévoient toujours les deux approches d'apprentissage de la lecture syllabe/sens. En rappelant avoir "demandé une mission à l'inspection générale dont je ferai le meilleur usage parce que ce devoir est impérieux", le ministre de l'Education a cité un sondage Sofres selon lequel "63% des enseignants et 82% des parents approuvent cette réforme".
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Merci à www.vousnousils.fr
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