29.01.2008

APPEL DES FEDERATIONS D’EDUCATION POPULAIRE

APPEL DES FEDERATIONS D’EDUCATION POPULAIRE


APPEL DES FEDERATIONS D’EDUCATION POPULAIRE POUR LES ARTS ET LA CULTURE AU QUOTIDIEN

Nous qui produisons, diffusons, accompagnons des œuvres partout en France,

Nous qui amenons les arts et la culture dans les villages, les quartiers, les écoles, et aussi dans la rue, dans les hôpitaux ou dans les prisons, qui organisons des festivals, des ateliers, des rencontres entre les professionnels et le grand public,

Nous qui développons et qualifions les pratiques artistiques des amateurs,

Nous qui soutenons une culture vivante de qualité, de courage, d’indépendance et de création, dans le cadre d’une politique nationale concertée et durable fondée sur l’intérêt général, en lien avec les artistes, les collectivités, les institutions, et les services de l’Etat,

Nous qui réunissons plusieurs dizaines de milliers d’emplois, plusieurs millions de bénévoles et autant de participants, Nous appelons solennellement l’État à réaffirmer la place des arts et de la culture dans le droit commun des politiques publiques.

Nous, fédérations signataires de la Charte Education populaire - Culture rappellons notre vive inquiétude sur l’actualité des orientations et des choix budgétaires du ministère de la Culture et de la Communication qui remettent en cause le travail quotidien des associations engagées dans la diffusion, l’éducation artistique, l’action culturelle et plus largement l’éducation [populaire.

De profondes mutations sont en cours :
- un désengagement budgétaire et politique de l’Etat sur la culture en dehors des arts majeurs, des industries culturelles et du patrimoine
- une politique budgétaire qui tend à séparer la création, la diffusion, l’éducation artistique et l’action culturelle
- l’avènement et la banalisation manifeste d’un discours fondé sur la libre concurrence dite « nécessaire » entre secteur marchand et action publique

Ces mutations se font sentir depuis plusieurs années, mais une accélération évidente est en œuvre. Elle remet en cause actions, projets et dispositifs d’éducation populaire dans leur fondement, dans leurs complémentarités comme dans leur simple existence. Le renvoi récurrent au mécénat ou au partenariat local fragilise les actions, aux dépens d’une politique nationale et de long terme (fondée sur des complémentarités et des péréquations), garantissant une forme d’égalité entre les territoires de la République.

Nous, fédérations signataires annonçons que nous suspendons sine die nos travaux et contributions dans le cadre de la Charte Education populaire - Culture tant que le Conseil national Education populaire Culture n’aura pas été réuni sous la présidence du Ministre de la Culture et de la Communication.

Nous appellons l’ensemble des militants et partenaires de leurs associations à :
- travailler activement à l’explicitation de cette actualité auprès du grand public
- mobiliser les élus sur ces questions
- se joindre à toute initiative de mobilisation publique locale et nationale visant à réunir largement tous les secteurs artistiques et culturels

Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA) Collectif Interassociatif pour la Réalisation d’Activités Scientifiques Techniques Internationales (CIRASTI) Conférération des maisons des jeunes et de la culture de france. (CMJCF) Confédération nationale des Foyers ruraux (FNFR) Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) Fédération Française des maisons des jeunes et de la culture (FFMJC) Fédération Nationale Léo Lagrange (FNLL) La LIGUE Les FRANCAS L’Union Française des Centres de Vacances et de loisirs (UFCV) Peuple et Culture (PEC)

 

 

Signature de la péttition : http://mouvement-rural.org/article-nu.php3?id_article=229...

 

 


podcast
 

L'histoire des arts : en primaire et au Brevet des Collèges

L'histoire des arts enseignée en primaire

L'histoire des arts sera intégrée aux enseignements de l'école primaire à la rentrée 2009 et en 2009-2010 au collège et au lycée, ont annoncé aujourd'hui les ministres de l'Education Xavier Darcos et de la Culture Christine Albanel.

Le brevet des collèges comprendra une épreuve obligatoire dans cette matière, ont-ils indiqué lors d'une communication en conseil des ministres.

Au collège, l'histoire des arts devra représenter un quart du programme d'histoire générale.

En outre, l'accès aux musées et monuments nationaux dépendant des ministères de la Culture et de l'Enseignement supérieur sera gratuit pour les professeurs à la rentrée 2008.

La pratique artistique "sera étendue à tous les collèges et aux écoles primaires" situées en zone prioritaire à la rentrée prochaine dans le cadre de "l'accompagnement éducatif après 16 heures".

"Les projets d'école et d'établissement devront tous intégrer, d'ici septembre 2009, un volet culturel concernant tous les élèves, élaboré avec les institutions culturelles", ont aussi annoncé les ministres.

Source : AFP

Accompagnement musical pour cet enseignement 

podcast
 

28.12.2007

Le Rapport Eric Gross ...enfin publié

Le Rapport :
 
 
 
 On devrait en entendre parler fin janvier 2008
( déclaration commune des deux Minsitres....)  
 
 

podcast
 

27.12.2007

Entretien d'Eric Goss avec l'AEF

 

 6bf3edd2f6202c9cce6e0e157a2b4e0a.jpg

 

Enseignement artistique et culturel: "il faut mettre le paquet sur le collège" (Éric Gross)


"Vingt propositions et huit recommandations pour renouveler et renforcer le partenariat Éducation-Culture-collectivités locales en faveur de l'éducation artistique et culturelle."

C'est le sous-titre du rapport rendu vendredi 14 décembre 2007 par Éric Gross, IGEN, à Xavier Darcos et Christine Albanel

Dans ce texte d'une cinquantaine de pages, principalement centré sur le collège, l'auteur propose d'améliorer la formation des enseignants dans le champ des arts et de la culture, de créer une section d'histoire de l'art au Capes et à l'agrégation, ou encore de mettre en place un enseignement d'éducation artistique et culturel interdisciplinaire.

 

L'AEF: Dans leur lettre de mission à Xavier Darcos, le président et le Premier ministre inscrivent la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art. Dans votre rapport sur l'éducation artistique et culturelle, vous parlez d'histoire des arts. Pourquoi cette distinction sémantique?


Éric Gross: Il me semble que dans l'enseignement secondaire, on parle d'histoire des arts, c'est davantage le vocabulaire des plasticiens. Dans le supérieur, on parle d'histoire de l'art, mais cette discipline pas la musique, le théâtre et le cinéma. De mon point de vue, quel que soit le nom qu'on donne à cet enseignement, il faut une coopération entre les enseignants du primaire, du secondaire et les historiens de l'art et des conservateurs de l'université et du musée. C'est de cette manière qu'on répondra le mieux à la demande du président. L'idée d'organiser un colloque à la rentrée 2008 associant universitaires et enseignants du secondaire à l'Institut national d'histoire de l'art, avec le partenariat de l'École du Louvre permettrait de jeter les bases d'un vrai dialogue.

L'AEF: Votre rapport porte presque exclusivement sur le collège? Pourquoi? Est-ce une volonté personnelle?

Éric Gross: Je crois en effet qu'il faut "mettre le paquet sur le collège". Beaucoup de choses sont faites à l'école primaire en matière d'éducation artistique et culturelle. Le rapport sur les enseignements artistiques à l'école primaire rendu par l'Inspection générale de l'éducation nationale en mai 2007 le montre bien. Il reconnaît les compétences des professeurs des écoles et l'impact de leur travail, bien qu'inégal selon les régions, et met l'accent sur la formation des enseignants. De même, au lycée, il existe une option d'histoire de l'art; les élèves, plus autonomes, sont capables de se rendre d'eux-mêmes au spectacle ou au musée et les régions mettent en place beaucoup de tarifs préférentiels. Le collège est un moment central, c'est là que les élèves que l'école primaire a réussi à intéresser aux arts risquent le plus de décrocher. Au lycée, il sera déjà presque trop tard... Mais certaines des propositions que je formule sur la vie scolaire ou l'évaluation concernent aussi bien l'école, que le collège ou le lycée.

L'AEF: L'enseignement artistique et culturel doit-il être obligatoire?

Éric Gross: Mon travail s'inscrit dans une réflexion plus large.

Le ministère a confié à un groupe présidé par Pierre Baqué la mission de réfléchir à la manière de mettre en place un enseignement d'histoire des arts obligatoire pour tous les élèves.

Il devrait rendre ses conclusions fin janvier.

Comme je le dis dans mon rapport, à court terme, vu la densité des programmes scolaires, créer des heures hebdomadaires d'histoire de l'art obligatoires pour tous les élèves me semble difficile.

À plus long terme, je ne vois pas pourquoi on s'interdirait d'y réfléchir.

Cette option me semble plus que défendable.

Aujourd'hui, dans une démarche pragmatique, les réflexions portent plutôt sur un enseignement interdisciplinaire qui consisterait à valoriser la dimension artistique et culturelle des disciplines existantes.

En lettres, par exemple, il n'est pas question de revenir au "Lagarde et Michard", mais il faut retrouver un meilleur équilibre entre une approche très technique des œuvres et une dimension plus artistique et culturelle, privilégiant l'œuvre dans son contexte général.

L'AEF: Comment s'y prendre?

Éric Gross: Ça paraît difficile, mais c'est en réalité assez simple.

Il s'agit d'abord de revoir les programmes scolaires.

Le cabinet de Xavier Darcos a décidé d'intégrer cette composante dans la réécriture des programmes du collège, en cours actuellement.

De même, au lycée, en philosophie par exemple, l'esthétique doit tenir une place plus importante. Les enseignants devraient notamment, de mon point de vue, partir des œuvres pour expliciter les concepts et non l'inverse.

L'AEF: Quelle est la différence entre les "propositions", au nombre de 20, et les 8 "recommandations" de votre rapport?

Éric Gross: Les propositions, qui constituent le noyau dur de ce texte, sont peut-être un peu plus techniques. Les recommandations, plus générales mais aussi plus politiques et symboliques, parachèvent l'édifice.

L'AEF: La création d'une section histoire de l'art aux concours de l'agrégation et du Capes (recommandation numéro 2) serait donc symbolique?


Éric Gross: Elle serait d'abord symbolique d'un lien renforcé, sur cet enjeu, entre l'enseignement scolaire, l'université et le monde des conservateurs.

Il n'est pas envisageable de créer des milliers de postes pour généraliser la discipline.

Au début, il y aurait un noyau de diplômés qui pourrait servir de "ressource en expertise", une sorte de vivier de spécialistes vers lequel les enseignants pourraient se tourner.

Je propose de leur confier des missions de coordination dans les académies, cela permettrait de créer du lien entre l'université, le secondaire et entre les disciplines, l'histoire de l'art d'une part, le cinéma, le théâtre et la musique de l'autre.

Personnellement, je vois bien un professeur d'histoire de l'art par IUFM.

Ce concours pourrait bien entendu s'adresser aux étudiants des départements d'histoire de l'art. Cette réflexion s'insère dans l'intégration des IUFM à l'université.

L'AEF: Vous souhaitez également agir sur le recrutement en évaluant le goût des candidats au Capes et l'agrégation pour les arts. Comment comptez-vous vous y prendre?


Éric Gross: Dans tous les Capes, il y a une épreuve sur dossier: une demi-heure d'exposé, une demi-heure d'entretien. Je propose qu'au cours de cette épreuve de didactique, on essaye d'évaluer la curiosité et les compétences en arts des candidats, au moins pour les disciplines qui concernent les humanités.

L'AEF: Ce type d'épreuve de culture générale ne risque-t-il pas de renforcer les inégalités entre les candidats, qui n'auront pas tous bénéficié d'une préparation au cours de leur cursus universitaire?

Éric Gross: Non pas vraiment.

En vérité, l'Éducation nationale demande à ses enseignants de posséder une solide culture générale.

N'est-ce pas la troisième des 10 compétences telles qu'elles sont définies dans le cahier des charges des IUFM?

L'entretien ne doit pas tourner au "quiz" mais cette épreuve doit permettre de tester la capacité des candidats à mobiliser des références culturelles au cours de leur exposé.

Ma proposition est en phase avec la réforme de la licence qui veut renforcer le bagage de culturel des étudiants.

Tous les concours administratifs comportent une épreuve de culture générale; si on prévient les candidats aux concours d'enseignants suffisamment tôt, ils seront capables de s'adapter aux exigences.

Il faudrait bien entendu publier une bibliographie indicative pour les aider à se préparer, répertoriant aussi les ressources numériques disponibles.

L'AEF: Selon vous, l'existence de deux ministères, l'Éducation nationale d'un côté et le ministère de la Culture et de la Communication de l'autre, est-elle un obstacle à la mise en œuvre des politiques d'éducation culturelle et artistique?

Éric Gross: Non, je ne le crois pas.

Je pense pour ma part que ces deux ministères ont une identité propre profonde et que c'est une source d'enrichissement, dès lors que la volonté politique les fait travailler ensemble.

Dans les faits, ils travaillent beaucoup ensemble, mais ce serait un signal fort que les deux ministres signent un protocole solennisant cette coopération.

Il faut dans la foulée qu'elle s'organise sur le terrain.

Nous avons besoin de conventions entre les Drac, les rectorats et les IUFM afin que les personnes en formation dans les IUFM aient des vraies propositions d'enseignement artistique et culturel.

Mais nous également besoin de conventions État-collectivités locales, qui serviraient à identifier les attentes, les besoins et les moyens disponibles pour définir les actions à mener et les priorités, notamment en terme de public visé.

En région, la culture, c'est d'abord les collectivités locales.



MERCI à L'AEF  http://www.aef.info/public/fr/nonabonne/inscription/inscr...

 

 


podcast
 

18.12.2007

Education artistique : du nouveau ?

Deux rapports valent mieux qu'un.
 
On notera la contribution de Mme.Juppé dans le rapport de mai 2007
 
 
Donc mai 2007
 
 
Rapport Eric gross  14 décembre 2007 
L'article du Figaro , à défaut du rapport encore non publié
 

Education artistique : du nouveau ?

Deux rapports valent mieux qu'un.
 
On notera la contribution de Mme.Juppé dans le rapport de mai 2007
 
 
Donc mai 2007
 
 
Rapport Eric gross  14 décembre 2007 
L'article du Figaro , à défaut du rapport encore non publié