12.11.2007

Réforme de l'école primaire: le document d'orientation met l'accent sur l'évaluation

Merci à l'agence  AEF

Réforme de l'école primaire: le document d'orientation met l'accent sur l'évaluation

Redéfinir les missions de l'école primaire, améliorer l'évaluation des élèves et des enseignants, clarifier les objectifs de la maternelle.

Tels sont les principaux objectifs fixés par le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos dans un document d'orientation pour la réforme de l'école primaire, remis ce mardi 13 novembre 2007 aux syndicats enseignants du premier degré, signataires du protocole de discussion

Ce document de trois pages, qui contient les propositions du ministre pour "définir un nouvel horizon à l'école primaire", dont la plupart a déjà fait l'objet d'annonces, servira de base aux négociations avec les trois syndicats signataires.



Pour le ministre, il s'agit de "réaffirmer avec force les objectifs centraux et les contenus d'enseignement de l'école primaire, d'en mesurer et d'en connaître les progrès et les réussites", mais aussi "de permettre à cet immense réseau d'instruction et d'éducation de s'organiser au plus près des besoins des enfants et des familles" et de "permettre des investissements de long terme pour l'amélioration de la qualité de son service".



ÉVALUER LES ACQUIS DES ÉLÈVES.

Le ministre propose d'améliorer l'évaluation des élèves. Il faut "construire des outils fiables pour l'évaluation régulière des acquis des élèves", écrit-il.

Cette évaluation des élèves, assurée tout au long de l'année par l'enseignant, devra permettre de "repérer le degré de maîtrise des savoirs et des compétences, mais aussi les difficultés de compréhension et d'apprentissage". L'enseignant sera ensuite chargé d'en communiquer les résultats régulièrement et systématiquement aux familles et de les informer des "réponses prévues pour remédier aux difficultés".

Les professeurs des écoles auront accès à de "nouveaux outils d'évaluation diffusés sur la banque nationale", "notablement renforcée".

Le ministère envisage la création de deux "évaluations nationales témoins" destinées à mesurer les acquis des élèves au CE1 et au CM2.

Ces évaluations serviront aussi d'outil de comparaison internationale.

Construites "à partir des connaissances et des compétences légitimement attendues à ces niveaux de la scolarité", ces évaluations seront menées au milieu de l'année scolaire afin que les "professeurs des écoles aient le temps nécessaire pour organiser leur enseignement".

Les résultats de ces évaluations, qui seront transmis aux familles seront également "rendus publics" afin "d'apprécier l'évolution de la réussite du système éducatif".

Les meilleurs exemples de réussite seront d'ailleurs "valorisés et mutualisés".



"Pour les élèves de CM2, il ne s'agira en aucun cas d'un examen d'entrée en 6ème", prévient toutefois le ministre.

"L'horizon de l'école primaire, c'est le brevet des collèges puis l'accès au baccalauréat, pas le retour au certificat d'études primaires."



ÉVALUER LES PROFESSEURS DES ÉCOLES.

Xavier Darcos souhaite également redéfinir l'évaluation des professeurs des écoles.

Elle devra être "plus fréquente et plus régulière", et s'attachera non "seulement à la méthode pédagogique de l'enseignant" mais aussi aux "progrès des élèves".

L'inspecteur de l'Éducation nationale, pour qui l'évaluation et la réussite des personnels enseignants de sa circonscription figurent désormais parmi les "objectifs prioritaires", sera "responsable de la mise en œuvre des objectifs nationaux".

En cas de "difficultés professionnelles avérées ou de besoin de perfectionnement", le professeur des écoles se verra proposer "une formation professionnelle adaptée".



DIMINUER L'ÉCHEC LOURD.

Le ministre s'est fixé pour mission de "diviser par trois, d'ici la fin de cette mandature, le nombre d'élèves en situation d'échec lourd" . Cet objectif passe par une "diminution significative" du taux de redoublement à l'école primaire, qui n'a "aucun impact positif sur la poursuite de la scolarité d'un élève" et varie fortement selon l'origine sociale des élèves.

Ainsi, "dans 5 ans, la proportion d'élève ayant redoublé une fois à l'école primaire devra diminuer et être inférieure à 10%, quelle que soit l'origine socioprofessionnelle des familles".



CLARIFIER ET RECENTRER LES PROGRAMMES.

Pour limiter l'échec scolaire à l'école primaire, le ministre rappelle la nécessité de "distinguer plus clairement", "le temps de la transmission des savoirs" et le temps de "l'accompagnement éducatif".

Les nouveaux programmes du primaire, en cours de réécriture, seront clarifiés et recentrés sur les objectifs fondamentaux du socle commun (L'AEF n°85791). Ils seront répartis à partir de "blocs horaires qui donneront une priorité absolue à l'apprentissage de la langue française tout au long de la scolarité primaire". C

Ces textes, qui devront être compréhensibles de tous, seront soumis à l'avis de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale et de la commission des Affaires culturelles du Sénat.



UTILISATION DES HEURES LIBÉRÉES DU SAMEDI.

Les deux heures hebdomadaires d'aide personnalisée réservées aux élèves en grande difficulté, récupérées grâce à la suppression du samedi matin, sont rattachées à cet objectif global de lutte contre l'échec scolaire.

Elles auront lieu "par petits groupes, en dehors des horaires de classe", précise le texte d'orientation.

Le temps de service hebdomadaire des enseignants n'est pas modifié par la suppression du samedi matin: "le service des personnels comprendra désormais 24h devant la classe, 1h de concertation et 2h réinvesties autour de l'aide aux élèves en difficulté", précise le protocole signé le 9 novembre par le Sgen-CFDT et le SNUIPP-FSU.



STAGES.

Quand la remédiation ne s'avère pas suffisante, un stage de remise à niveau sera proposé aux élèves présentant "de grandes difficultés dans la maîtrise du langage, de la lecture ou de l'écriture", pendant les vacances, "entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège".

Ces stages seront assurés par des enseignants volontaires qui "recevront une rémunération complémentaire".

Dans les écoles les plus difficiles, le ministre propose de retenir le principe "plus de maîtres que de classes" et de "renforcer la relation avec les familles".



MATERNELLE.

Le texte rappelle également la nécessité de "renouveler" et de redéfinir les missions de l'école maternelle en fonction des âges d'accueil et de mettre en oeuvre une "véritable progressivité" dans les domaines de "l'apprentissage du langage, du développement physique et de l'autonomie". Il met également l'accent sur la nécessité d'inscrire des modules spécifiques à la maternelle dans la formation initiale ou continue des professeurs des écoles



07.11.2007

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16.10.2007

UNESCO Des ministres de l’Education vont débattre de l’éducation et du développement économique


Des ministres de l’Education vont débattre de l’éducation et du développement économique

UNESCO/A. Wheeler
Conférence général

Les dernières décennies ont vu l’économie mondiale devenir de plus en plus intégrée. La mondialisation du développement économique a souligné la nécessité de prendre en compte le rôle vital de l’éducation.

La Table ronde ministérielle, “Education et développement économique” sera l’un des événements clés organisés dans le cadre de la 34e session de la Conférence générale.

Les débats seront axés sur l’articulation entre éducation et développement économique, notamment en ce qui concerne les politiques visant à réduire la pauvreté conformément aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

La Table ronde servira de plate-forme aux Etats membres de l’UNESCO pour identifier des idées originales, évaluer les pratiques existantes et générer des recommandations pour l’action future.

Quatre séances plénières aborderont les thèmes suivants :

1. Le droit à l’éducation et le droit au développement – les fondements normatifs de la participation à l’économie et à l’éducation, et leur réalisation politique et pratique.

2. Les contributions directes et indirectes de l’éducation à la croissance économique – apprentissage, savoir, compétences et capacités dans le développement national et l’économie mondiale.

3. Education et développement durable – une éducation de qualité à tous les niveaux d’enseignement et le défi de la durabilité.

4. Partenariats pour l’éducation et le développement économique – la coopération internationale dans le domaine de l’éducation afin de favoriser la réduction de la pauvreté et la croissance économique.

La Table ronde ministérielle, “Education et développement économique” aura lieu au Siège de l’UNESCO à Paris, France, les 19 et 20 octobre 2007.

Contact: rtefa@unesco.org

www.unesco.org

19.09.2007

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