05.05.2008

Position de la Ville au sujet de la grève du 15 mai 2008

Position de la Ville au sujet de la grève du 15 mai


» 05/05/2008
Par M. Bertrand DELANOË

Xavier Darcos a annoncé à nouveau, samedi 3 mai, son intention de se tourner vers les communes pour qu'elles organisent l'accueil des enfants des écoles les jours de grève des enseignants.
Je veux donc rappeler au ministre le contenu du courrier que je lui avais adressé le 18 janvier dernier au sujet de ce "service minimum". Je lui proposais alors un dialogue de fond et un travail sérieux sur ce sujet, prenant évidemment en considération les préoccupations légitimes des familles. A ce jour, cette proposition est malheureusement restée sans réponse.
Or, comme je le lui indiquais à cette date, le système proposé par le Gouvernement pose, outre des questions de principe s’agissant de l’exercice du droit de grève de ses personnels, un certain nombre de questions lourdes, notamment de responsabilité et d’organisation, concernant la prise en charge des enfants ainsi accueillis pendant le temps scolaire : l'éducation nationale étant responsable des élèves pendant les heures d'enseignement, que se passe-t-il si la commune se substitue à elle ? Devient-elle juridiquement responsable ? Et si le directeur est lui-même gréviste, qui a autorité sur les personnels ? J'ajoute que l'organisation d'une telle opération supposerait une prévision fine, et malheureusement irréaliste, du suivi de ce mouvement au sein des 659 écoles parisiennes et des personnels vacataires à répartir, pour la circonstance, au sein de chaque établissement.
Comme en janvier dernier, je regrette que l'improvisation soit largement érigée en système, comme l’illustre en particulier l’absence de dialogue, tant avec les communes qu’avec les personnels concernés.
Pour sa part, la Ville de Paris exercera l’ensemble de ses responsabilités en assurant, conformément à ses missions, le bon fonctionnement de la restauration scolaire pendant la journée du 15 mai.
Plutôt que de s'attacher à traiter les motifs conduisant ces personnels de l'Education Nationale à se mobiliser - et il n'en manque malheureusement pas actuellement, entre les suppressions massives de postes et certaines réformes pédagogiques hasardeuses - le ministre semble tenté d’engager des manoeuvres de diversion vers nos collectivités. Rien de positif ne sortira d’une démarche qui revient à opposer les grévistes aux parents et les personnels aux élus, en esquivant ses responsabilités sur le fond.
J'observe d'ailleurs que le ministère a récemment décidé de supprimer deux jours de cours à Paris, le samedi 29 mars matin et le vendredi 9 mai, mettant ainsi dans l'embarras les familles qui ne font pas toutes le pont.
La Ville de Paris ne peut donc donner suite à cette initiative tactique qui conduirait à transférer les difficultés de l'Etat vers les communes, sans rien résoudre des problèmes objectifs qui suscitent le mouvement actuel.

 








30.01.2008

Carte scolaire : Eric Ferrand contre cette ' suppression' .

Mercredi 30 janvier 2008

Eric Ferrand contre la suppression de la carte scolaire à Paris

Eric Ferrand, adjoint PS de Bertrand Delanoë chargé de la vie scolaire, a "condamné" mercredi la décision de supprimer la carte scolaire à Paris, jugeant dans un communiqué qu'il s'agissait de "masquer les projets ultra-libéraux du gouvernement en matière éducative".

L'élu a estimé qu'avec ce nouveau dispositif d'affectation des élèves dans les lycées parisiens à 80% par ordinateur en fonction de trois critères (du plus au moins important: critères sociaux-maladie-handicap, géographie et notes), "le ministre de l'Education poursuit sa politique de coups d'éclats et de bouc émissaire".

"La carte scolaire serait responsable de tous les maux du système éducatif", a analysé M. Ferrand, assurant que "la municipalité parisienne refuse de cautionner une telle politique qui ne peut qu'amplifier les phénomènes de fractures scolaires dont souffre déjà notre capitale".

Il a enfin qualifié d'"extrêmement choquant", le fait que l'Etat s'en remette "à des ordinateurs pour décider de l'avenir de nos enfants".

Sur le blog D'Eric Ferrand :

podcast

18.01.2008

Delanoë opposé au service minimum dans les écoles le 24 janvier


LE MONDE reprenant Reuters le 18 janvier 2008
Reuters 18.01.08 | 21h16


PARIS (Reuters) - La ville de Paris ne signera pas la convention qui lui a adressée le rectorat pour expérimenter le service minimum dans les écoles lors de la grève nationale du 24 janvier, a annoncé vendredi Bertrand Delanoë.

"Il est inconcevable de sous-traiter à une commune une responsabilité légale de l'Etat", écrit le maire socialiste de Paris au ministre de l'Education, Xavier Darcos.

Ce dernier a demandé aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimeftation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires le 24 janvier.

Bertrand Delanoë souligne que l'Education nationale est responsable des élèves pendant les heures d'enseignement.

"Que se passe-t-il si la commune se substitue à elle ? Devient-elle juridiquement responsable ? Et si le directeur est lui-même gréviste, qui a autorité sur les personnels ?", demande-t-il.

Bertrand Delanoë ajoute que l'organisation d'une telle opération impliquerait de la part du rectorat "une prévision fine du suivi de ce mouvement au sein des 659 écoles parisiennes" et doute que cela soit possible.

Gérard Bon


podcast

09.01.2008

Service minimum à l'école ( 24 janvier 2008)

EDUCATION.
Le service minimum à l'école, c'est parti

Le 24 janvier, ce sera la première grève de l'année dans les écoles. Le ministre de l'Education nationale propose de remplacer les profs absents par des animateurs et assure qu'il y aura moins de problèmes d'accueil. Paris refuse le système.

QUAND il sera noté, comme tous ses autres collègues ministres, Xavier Darcos héritera sans doute d'un 20/20 pour son zèle à appliquer les promesses de Nicolas Sarkozy. Hier, le ministre de l'Education a en effet annoncé la mise en place, « à titre expérimental », du service minimum dans les écoles, qui n'était pourtant attendu... qu'à la rentrée de septembre 2008. L'expérience grandeur nature, qui vise à accueillir les enfants dans les écoles primaires (dès la maternelle) les jours de grève, s'appliquera dans deux semaines, le jeudi 24 janvier, à l'occasion du mouvement annoncé dans l'Education nationale. « Il sera sans doute fort puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer. Ce sera donc un bon test pour nous », a-t-il expliqué hier sur LCI. Les syndicats enseignants voient dans cette mesure une atteinte à leur droit de grève.

Comment ça va marcher ? Seules les villes volontaires sont concernées par le service minimum. A charge pour les recteurs et les inspecteurs d'académie de recenser les communes partantes, et d'en fournir la liste au ministère le 23 à midi, veille de la grève. Les villes candidates devront accueillir les enfants scolarisés dans leurs écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire. Pour encadrer les enfants, les municipalités devront mobiliser leurs agents, payés par l'Etat. Pas question de faire cours, évidemment : il ne s'agira que d'une garderie. A Levallois-Perret, le système, mis en place depuis quinze ans sans le concours de l'Etat, est désormais bien rodé. « Nous téléphonons aux écoles pour connaître à l'avance le nombre de grévistes et nous mettons le nombre d'animateurs qu'il faut, généralement une bonne centaine : un pour quinze élèves en primaire, un pour huit en maternelle », détaille Isabelle Balkany, première adjointe, qui met en garde : « Il faut des agents agréés jeunesse et sports. Le pire, c'est de mobiliser du personnel non qualifié. »

Avec quel argent ? « Le service minimum d'accueil sera financé par le ministère de l'Education nationale dans les communes volontaires », précise la circulaire du ministère, grâce aux « fonds correspondants aux retenues sur salaire des enseignants grévistes ». Depuis 2003, ces derniers ne sont plus du tout payés. Et l'Etat récolte en moyenne 35 millions d'euros par jour de grève. Le montant de la participation versée par l'Etat s'élèvera à 90 € pour un à quinze enfants accueillis et au-delà, à 90 € par tranche de 15 élèves bénéficiant de cette garderie. « On organisait une garderie les jours de grève avec nos agents et notre argent. Le concours financier de l'Etat est le bienvenu », sourit Claude Pernès, maire de Rosny (Seine-Saint-Denis).

Et si le test est un bide ? Beaucoup de municipalités - celles de gauche notamment - ne se porteront pas volontaires le 24 janvier, à commencer par la capitale, Paris. Eric Ferrand, maire adjoint chargé des écoles, y est farouchement hostile : « C'est une idée pernicieuse, cynique, une provocation envers les fonctionnaires qu'on veut monter les uns contre les autres. Aucun arrondissement ne sera concerné. En revanche, je comprends la gêne des parents. Je suis favorable au fait que les enseignants se déclarent assez tôt pour que les familles prennent leurs dispositions. » Hier, Xavier Darcos n'a pas fait mystère de ses intentions si l'expérimentation du 24 janvier devait échouer faute de participants. « Si cela ne fonctionne pas, il faudra aller plus loin. Je ne reculerai pas sur ce sujet. » Le ministre de l'Education envisagerait alors de passer en force, en instaurant par exemple une loi sur le service minimum à l'école.

Charles de Saint-Sauveur

Merci : Le Parisien , mercredi 09 janvier 2008      

Le Maire refuse de casser la grève à Paris.

Delanoë refuse de casser la grève ...
 
 
 

podcast
 

Bertrand Delanoë refuse que la Mairie de Paris organise le service minimum à l'école


Merci LEMONDE & l' AFP | 09.01.08 


Alors que le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a demandé à certaines écoles maternelles et élémentaires d'expérimenter la mise en place d'un service minimum d'accueil dès la grève du 24 janvier, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a annoncé, mercredi 9 janvier, que sa municipalité refusait d'organiser un tel accueil.

 
"Nous ne pouvons pas demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux", a-t-il affirmé.

"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très très mal. Il faut traiter les sujets avec beaucoup plus de sérieux et surtout quand il s'agit de l'école penser aux enfants, aux parents, aux enseignants.

" La méthode proposée par M. Darcos "n'est pas la bonne méthode", a-t-il ajouté.

UNE "VÉRITABLE PROVOCATION"

Un peu plus tôt, Eric Ferrand (PS), adjoint de M. Delanoë chargé de la vie scolaire, avait lancé le débat en qualifiant dans Le Figaro du 9 janvier le projet du ministre de "véritable provocation".

Selon lui, les collectivités locales "n'ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l'éducation".

En cas de grève, "nous n'avons pas de solutions alternatives", a indiqué l'adjoint.

"La solution, c'est que le gouvernement évite la grève et qu'il retire son projet de suppression de postes dans l'éducation nationale". 


Dans une note adressée aux recteurs datée de mardi, Xavier Darcos a proposé une "convention type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants en cas de fermeture d'école.

Mais, mardi, il s'est défendu de vouloir "briser" les grèves.

"J'ai trouvé extravagant ce que j'ai entendu dire ce matin, (...) de la part de M. Delanoë, qui dit que c'est une atteinte au droit de grève. (...) Il faut séparer le droit de grève du droit d'accueil et du service à rendre aux familles", a-t-il ainsi estimé sur RMC.
Selon lui, en outre, le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), "a trouvé la proposition intéressante, il veut le faire".

Alors qu'on lui faisait remarquer que si le service minimum "ne marche pas, c'est vers le maire qu'on se retournera, pas vers le ministre", M. Darcos a répondu aux journalistes : "Vous êtes malveillants. Ça se passera bien. Les mairies savent faire cela."


podcast

07.10.2007

Eric Ferrand

 

 Un ouvrage

 Quelle école pour la République ?

 ERIC FERRAND     Prix 16€ ; 180pages

L'Harmattan  Édition
http://www.editions-harmattan.fr

L’auteur  
Eric Ferrand est adjoint au maire de Paris chargé de la vie scolaire, il est également Conseiller régional d’île de France







L'avenir de l'école et celui de la République sont indissociables. L'affaiblissement de notre système éducatif met en danger le projet républicain. L'accès de tous aux savoirs est trop inégalement assuré, notre volonté de vivre ensemble est fragilisée.

C'est cette cohérence menacée, ce lien entre l'école et la République que l'auteur propose de reconstruire. Pour ce faire, il défend ici un projet éducatif partagé autour des valeurs de la laïcité.

Pour garantir l'école dans ses missions et former des citoyens libres de leurs choix, la laïcité est notre bien le plus précieux. Elle doit être réaffirmée, défendue et comprise par tous. Cet ouvrage invite à un profond travail d'éducation à la laïcité.

Quelle école pour la République ? est un livre engagé par la volonté de son auteur de replacer les valeurs d'égalité et de solidarité au centre du projet éducatif. Elles seules permet¬tront demain à l'école et à notre démocratie de retrouver plei¬nement leurs capacités d'intégration.






SOMMAIRE

CHAPITRE 1

L’ÉCOLE EN CRISE, L’ÉCOLE EN

DÉBAT :

Pour l'école

Où va l'école publique?

Quelle légitimité pour l'école dans une société en crise ?

Éducation de qualité pour tous : le rôle et les responsabilités de chaque groupe de la société civile

L'avenir de l'éducation et l'avenir de la France vont de pair

Il faut sauver le CNDP !

Avec l'école, relever le défi de la Marianne éclatée

Éducation : pourquoi il faut débattre !

Les dits et les non-dits du rapport Thélot

Le débat sur l'école, tournant de la

Démocratie ?

La démocratie participative à l'épreuve de la commission Thélot

Les valeurs de l'école républicaine et comment faire en sorte que la société les reconnaisse

L'après loi Fillon a commencé

CHAPITRE 2

L’ECOLE EN PROJET

En revenant sur les rythmes scolaires- Neuf mois de réflexion pour construire un projet éducatif à Paris

Etats généraux des rythmes scolaires à Paris

La gestion des temps éducatifs en question

Le schéma des formations en lycée 2007-2012

Carte scolaire : mettre fin à l’hypocrisie

Sur la parentalité

A quand la mixité sociale ?

Pour intégrer les enfants porteurs de handicaps

Restauration scolaire : une responsabilité collective

Notre langue est un bien précieux

CHAPITRE 3

FAIRE VIVRE LA LAICITE

Ce que la laïcité veut dire

Sur l’obligation scolaire

1905 : Europe-laîcité

Lettre ouverte à Georges Dupon-lahitte

La laïcité et l’école

L’intégration pour sortir de l’exclusion

Laïcité et intégration

Langues anciennes : il faut rétablir le cap !

Toussaint Louverture, un symbole fort pour la république

CHAPITRE 4

DE L’EUROPE A LA REPUBLIQUE

Europe, nation, république, comment concrétiser l’intérêt général

Europe le grand débat indispensable

« Oui ou le chaos »

Constitution ou régression ?

Peut on encore être républicain aujourd’hui

En guise de conclusion



 

Point de vue des Verts sur les Affaires scolaires à Paris .

 

On peut trouver cette communication sur : 

http://conseildeparis.lesverts.fr 

 

 

AFFAIRES SCOLAIRES

Communication « rentrée scolaire »

INTERVENTION DE JACQUES BOUTAULT, MAIRE DU 2E ARRONDISSEMENT



Cette dernière rentée scolaire de la mandature offre l’occasion de dresser le bilan de l’action de la municipalité.

Il convient tout d’abord de saluer l’important effort budgétaire pour la rénovation et la création d’établissements scolaires.

Peintures au plomb écaillées, escaliers rouillés, préaux dégradés, toilettes vétustes, salles de classe mal protégées contre le risque incendie... je peux témoigner de l’état lamentable dans lequel les élus du 2e ont trouvé en 2001 les locaux des écoles publiques de leur arrondissement.

Conscients que cette situation locale n’était pas une exception, au niveau parisien, ce sont 35,5 millions d’euros chaque année, depuis 2001, que les élus de gauche et écologistes de Paris ont choisi de consacrer aux travaux d’entretien dans les écoles, collèges et lycées..



Un effort sans précédent auquel s’ajoutent 5 millions d’euros investis dans les 125 opérations de lutte contre le bruit. 10,8 millions d’euros consacrés à l’élimination du plomb et 6,7 millions d’euros destinés aux 148 opérations de désamiantage.



De plus, pas moins de 278 locaux scolaires neufs ont été livrés dont 167 maternelles, 28 écoles, 4 collèges. Pas moins 100 écoles ont été mises en normes d’accessibilité aux élèves handicapés.



A ce titre, si la rentrée s’est déroulée dans les meilleures conditions pour ces élèves, la Maison Départementale des Personnes Handicapées présidée par Pénélope Komitès y est pour beaucoup. Cette nouvelle structure, voulue par le Maire de Paris, a pleinement joué son rôle d’orientation et a permis que les postes d’Auxilières de Vie Scolaire ne fassent pas défaut.



Je souhaite aussi me réjouir de l’ouverture d’une école de 2e chance à Paris. Permettre aux jeunes, sortis de l’école sans diplôme, de reprendre des études et de suivre une formation initiale diplômante est une idée à développer.



Pour sa part, la Ville consacre, déjà depuis plusieurs années, d’importants efforts pour aider financièrement les associations qui oeuvrent au soutien scolaire. Chacun peut s’en féliciter.



Mais l’actualité de cette rentrée scolaire est également maquée par l’annonce soudaine, par le ministre Xavier Darcos, de la suppression de l’école le samedi matin en primaire, dès l’année prochaine.



La méthode a tout lieu de surprendre. La décision tombe comme un couperet, alors que le gouvernement se targue, par ailleurs de concertation ; ni les parents d’élèves, ni les enseignants, ni la collectivité territoriale parisienne n’ont été consultés.



Cette décision semble de la pure démocratie d’opinion, dans laquelle l’intérêt de l’enfant est un élément secondaire.



En toute hypothèse, il est à craindre que cette réduction des horaires de cours prépare tout simplement la réduction du nombre d’enseignants.



Pour sa part, la ville de Paris - et en particulier Eric Ferrand chargé des affaires scolaires - prennent leurs responsabilités. D’importants efforts sont réalisés depuis le début de la mandature en matière de péri-scolaire, notamment pour que chaque élève soit accueilli dans son école, lorsque, un samedi sur deux il n’y a pas classe.



La Ville devra faire face à cette nouvelle donne. Mais alors même que l’Etat est déjà lourdement endetté à l’égard de Paris, les élus locaux que nous sommes auront besoin de ressources supplémentaires pour répondre aux conséquences d’une telle décision.



L’Etat doit aider les collectivités territoriales, dont la nôtre, à tout faire pour que chaque élève puisse être accueilli à l’école le samedi matin, en particulier les moins favorisés, ceux qui n’ont pas les moyens de partir en week-end. Sans pour autant que l’école le samedi matin devienne l’école du pauvre ! Vaste challenge.



Je reconnais qu’attendre des moyens supplémentaires de l’Etat, est plus qu’hypothétique, lorsqu’on connaît la généralisation de la pratique de l’Académie qui ne remplace déjà plus un enseignant sur deux partant à la retraite, ni d’ailleurs les professeurs dont l’absence est inférieure à deux semaines.



La situation est aujourd’hui inquiétante en matière de déficit d’enseignants, notamment dans les d’écoles parisiennes en REP ou ZEP qui souvent trop surchargées.



Un mot en ce qui concerne la carte scolaire. Dans les collèges, les consignes du ministre se traduisent par une augmentation des désectorisations. Contrairement à la propagande ministérielle, la mixité sociale et l’égalité des chances n’ont en rien été favorisées. Bien au contraire, les stratégies de contournement de certains collèges se trouvent ainsi légitimées. Et l’on peut être sincèrement inquiet quant à l’avenir de certains établissements.



Nous avions demandé en février 2007 qu’une commission d’examen des dérogations soit créée afin de rendre plus transparents les critères et que soit dressé un bilan détaillé du mode d’élaboration de ces dérogations. Je renouvelle ici cette demande.



Autre sujet de cette rentrée qui me tient à cœur. L’alimentation bio.

Améliorer la qualité de l’assiette faisait partie des engagements des élus de la majorité. Le bio y contribue au premier chef. Maintenant tout le monde est pour ! Je ne peux m’empêcher d’évoquer les souvenirs des premiers Conseils de Paris de la mandature au cours desquels, lorsque Nicole Azzaro et moi nous déposions des vœux pour l’introduction des produits bio, nous passions pour des quasi hurluberlus.

Depuis les caisses des écoles ont été dotées de moyens supplémentaires. Aujourd’hui, avec une énorme volonté politique, il est possible, dans les restaurants scolaires du 2e arrondissement, de servir des menus composés à 50% de plats bio. Cela a été possible sans augmentation de tarifs payés par les parents ; la qualité bio ne devant exclure personne. Il nous faut aller plus loin et étendre cette pratique sur tout Paris.



Pour cela l’Etat doit réorienter ses aides à l’agriculture pour favoriser les productions paysannes et locales au détriment de l’agriculture intensive. Mais l’on croit rêver lorsque le ministre de l’agriculture Michel Barnier indique qu’il compte « s’appuyer sur les collectivités locales » pour la mise en place de cantines bio. C’est le monde à l’envers ! C’est à l’Etat d’agir pour promouvoir la filière agricole biologique afin qu’elle soit dimensionnée pour répondre aux besoins.



La ville qui compte surtout sur ses propres forces, devra sans attendre, organiser un système d’achats groupés afin de réduire le coût des approvisionnements alimentaires des Caisses des Ecoles.



Les GES (Gaz à effet de serre) doivent aussi être traqués dans les choix des menus, pour être cohérents avec le Plan Climat adopté hier par notre assemblée. En effet, l’agriculture émet autant GES que l’habitat.



On connaît tous l’histoire du yaourt qui parcours plusieurs milliers de kilomètres avant d’arriver sur notre table, générant par son transport d’inutiles émissions de Gaz à effet de serre. Un fruit venu de loin, hors saison, émet 10 à 20 fois plus que le même consommé pendant la bonne saison. Pour éviter cette pratique absurde, il convient de sensibiliser les acheteurs sur le poids carbone des aliments.

Développement d’outils pédagogiques en matière d’environnement



On peut se réjouir de la mise en place de jardins pédagogiques de façon systématique dans les nouvelles écoles et de la diffusion des nouveaux guides pédagogiques sur le jardinage et sur le tri.

Surveillance des points écoles



A la suite de la suppression des emplois jeunes par le gouvernement de monsieur Raffarin, le dispositif qui avait été mis en place a disparu. La ville l’a remplacé par l’embauche de vacataires et, parallèlement, par la signature d’une convention avec la Préfecture de Police pour la surveillance des points les plus dangereux de la capitale. Or, dans certains arrondissements, l’embauche de vacataires est difficile et, la présence de policiers n’est pas toujours assurée. Il était prévu sur ces deux dispositifs de faire le point après quelques temps d’expérimentation. Quand cela est-il programmé ?

Pour la santé à l’école



L’éducation à la santé doit donner à l’enfant les moyens de faire des choix et être acteur de son propre projet de "santé". Il faut amplifier notre politique de prévention des conduites à risques, de lutte contre l’obésité et la pédiculose.

Contre le développement des pratiques et outils sécuritaires



Nous ne pouvons accepter de faire des jeunes les cobayes des nouvelles techniques de surveillance, de les ficher et de les soumettre à la psychose du tout sécuritaire. Comme nous nous sommes opposéEs à l’utilisation de bornes biométriques dans les établissements scolaires, nous désapprouvons la mise en place du fichier « base-élèves ». Ce fichier électronique permet de réunir toutes les informations sur chacun des élèves (familiales, sociales, scolaires et... identitaires). « Difficile, comme le souligne Véronique Dubarry dans le vœu qu’elle a déposé sur cette question, de comprendre l’intérêt pédagogique de telles informations »... D’autant que l’utilisation de cette base est loin d’être sécurisé comme l’ont montré la Ligue des Droits de l’Homme. Les données pouvant être en partie ou en totalité être croisées avec le fichier de la CAF (pour éventuellement suspendre les allocations familiales des familles d’élèves absents), et transmises à la police...

Elèves sans papiers



Cet été, de nombreux enfants ont vécu l’arrestation et la rétention de leurs parents, « coupables » d’avoir voulu vivre en France. Parmi eux, à Paris, plus de 40 parents et 3 jeunes lycéens majeurs, suivis par le Réseau Education Sans Frontières. Et sans doute beaucoupe d’autres.

Chaque jour, les enfants des sans-papiers vont à l’école la peur au ventre : peur de ne pas revoir leurs parents, peur d’être arrachés à leur école, peur de l’avenir ...

Avec le Réseau éduction dans frontière, nous restons et resterons vigilant pour que chaque enfant scolarisé dont les parents souvent travaillent dans notre pays puisse continuer de vivre avec sa famille et poursuivre sereinement ses études.

Un seul exemple, devant l’école de la rue Dussoubs dans le 2e arrondissement, jeudi prochain, les parents d’élèves appellent à un rassemblement à 8h15, l’heure de l’entrée des élèves, pour exiger la sortie du centre de rétention d’une mère d’élève sans papier.