31.01.2008
Combien de postes supprimés à Paris ?
A Paris ? Une grande fédération de parents semble se satisfaire de la ' suppression' de la carte scolaire..mais on ne sait toujours rien sur les moyens attribués aux établissements en vue de la rentrée de septembre 2008 !
Vannes 15:10 - jeudi 31 janvier 2008
Collèges et lycées : les suppressions de postes font grincer des dents
Comme le prévoit le plan Sarkozy, le nombre de postes d'enseignants va diminuer dès la rentrée prochaine.
Dans le Morbihan, 22 postes seront supprimés dans les lycées.
Le nombre de suppression est également de 22 postes pour les collèges.
Les départs en retraite ne seront pas remplacés.
Du côté de l'Inspection académique, on fait savoir que les conditions d'enseignement seront maintenues par la réalisation d'heures supplémentaires.
Le Snes, syndicat majoritaire de l'enseignement déplore ces suppressions de postes.
"On craint la disparition des heures d'aide aux collégiens et des classes plus nombreuses."
Le syndicat prévoit l'organisation d'actions.
Plus d'informations demain dans Ouest-France
19:18 Publié dans Actualités, Combien ça coûte ?, Des chiffres, Dotation Horaire Globale DHG | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
DHG : secret des dieux ?
13:05 Publié dans Actualités, Actualités Collège Raymond Queneau 75005, Actus éducation nationale, Ah ? Bon ? Vous croyez ?, Combien ça coûte ?, Des chiffres, Dotation Horaire Globale DHG, Du côté des chefs d'établissement, Pré-Occupation de Ministre, Réunions officielles Collège | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DHG, moyens, collèges, rectorat, parents
18.01.2008
Poids des cartables
C'est au BOEN du jour 18 janvier 2008
Encart
Poids des cartables
C. n° 2008-002 du 11-1-2008
NOR : MENE0701925C
RLR : 505-7
DGESCO B3-1
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Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux chefs d’établissement
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Le poids du cartable est une question de santé publique pour nos enfants : je souhaite que les établissements scolaires s’emparent de cette question, dès à présent, dans le cadre de la prévention du mal de dos en milieu scolaire.
Au vu des pesées réalisées en ce début d’année scolaire, le poids moyen d’un cartable est encore de 8,5 kilos, ce qui correspond à environ 20 % du poids de l’enfant.
Le problème, du port de charge excessif, touche en priorité les jeunes collégiens des classes de 6ème et 5ème qui ont davantage de matière s enseignées que les élèves de l’école primaire et qui, en plus du transport scolaire, doivent se déplacer de salle en salle entre deux cours.
C’est pourquoi je vous demande d’agir de façon pragmatique et de trouver sans délai des solutions concrètes afin de diviser, sous brève échéance, le poids du cartable par deux. Elles concernent l’organisation des établissements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves.
Par ailleurs, d’autres dispositions seront prises pour la rentrée 2008, en concertation avec les partenaires de l’éducation nationale que sont les éditeurs scolaires, les entreprises de la grande distribution et celles qui travaillent sur les nouvelles technologies.
1 - Une réflexion immédiate dans les établissements
Chaque établissement doit se mobiliser pour trouver les solutions les mieux adaptées à son environnement. Le conseil d’administration doit, d’ici la fin du 1er trimestre 2008, aborder la question du poids du cartable et des fournitures scolaires en prenant appui sur les propositions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).
Cette réflexion doit permettre :
• d’agir sur l’organisation de la journée de l’élève par :
- la désignation, dans la mesure du possible, d’une salle de référence pour que les élèves de collèges limitent leurs déplacements au sein de l’établissement ;
- l’équilibrage des emplois du temps, en priorité pour les classes de 6ème et de 5ème ;
- la mise en place de casiers fermés, lorsque c’est réalisable, en lien avec les collectivités locales.
• d’impliquer les enseignants en leur demandant :
- de limiter le nombre de fournitures pour chaque cours. À cette fin, une liste commune à l’ensemble des enseignements pourra être élaborée et diffusée ;
- de supprimer le recours aux classeurs rigides qui seront conservés à la maison et remplacés en classe par une chemise ou un classeur souple. De la même manière, les enseignants favori seront l’utilisation des cahiers de 96 pages au lieu des cahiers de 192 pages, ainsi que les petits formats au “24x32” ;
- de préciser, pour chaque cours, le matériel qu’il convient d’apporter en donnant aux élèves, particulièrement aux classes de 6ème et 5ème, des conseils sur l’organisation des contenus de leurs cartables en indiquant par exemple le matériel à apporter pour le cours suivant, au moment de la distribution des devoirs. Le professeur principal, en début d’année de 6ème, devra consacrer, dans le cadre de l’apprentissage des méthodes de travail, un temps dédié à l’organisation du contenu du cartable.
À l’avenir, l’acquisition de ces méthodes et organisation de travail de l’élève sera envisagée dès l’école élémentaire.
• d’informer les parents sur les nouvelles mesures mises en place. Il convient de les alerter sur leur rôle essentiel dans la préparation du cartable de leur enfant, par l’intermédiaire du carnet de correspondance et en s’appuyant sur les délégués de parents.
Cette réflexion permettra de prendre les premières mesures dès cette année et garantira la mise en place de l’ensemble du dispositif à la rentrée 2008.
2 - Dès la rentrée 2008 des mesures nouvelles
2.1 Une démarche d’éducation aux bonnes postures
Un guide sur “l’ergonomie à l’école” sera diffusé à l’occasion de la journée de prérentrée 2008, pour les enseignants, et de la journée d’accueil des parents, pour les familles. Par ailleurs, les professeurs d’EPS devront intégrer, dans leur enseignement, une éducation à la “posture à l’école”.
2.2 Des dispositions concertées avec les partenaires
Elles seront mises en place, en concertation avec :
- la grande distribution qui proposera, dans la liste des produits à prix coûtant, un cartable solide et léger dont le poids sera inférieur à 1kg ;
- les éditeurs : les nouveaux manuels feront obligatoirement mention de leur poids et du grammage du papier au dos du fascicule, ce qui donnera aux enseignants et aux familles toute l’information nécessaire au choix du manuel le plus respectueux de la santé des enfants. De nouveaux formats seront proposés à l’occasion du renouvellement de chaque manuel scolaire, avec la division des ouvrages en deux tomes ou en fascicules. Le poids de chaque manuel devra être porté sur les catalogues des éditeurs et figurer parmi les éléments pris en compte lors de la sélection des manuels par les enseignants, et, le cas échéant, lors des appels d’offres relatifs au renouvellement des manuels scolaires.
À l’occasion du renouvellement du mobilier scolaire ou du premier équipement des établissements, l’acquisition de mobilier ergonomique sera notamment recommandée.
2.3 L’expérimentation de nouveaux formats
- L’utilisation de nouveaux supports, qui dispensent de l’utilisation d’un manuel papier, tout en assurant la meilleure prestation pédagogique, sera favorisée. Au sein de la classe le recours aux tableaux blancs interactifs et de vidéo-projection des manuels scolaires sera recommandé.
- L’utilisation du numérique, qui permet d’avoir des supports de qualité, légers, avec une mise à jour rapide et efficace, sera encouragée. Cinquante classes de 6ème vont expérimenter l’e-book, livre numérique qui cumule sur un seul support de moins de 300 grammes l’ensemble des manuels d’un niveau scolaire.
D’autres usages seront étudiés : le format CD-ROM ou le baladeur numérique.
Cette expérimentation à grande échelle permettra d’accélérer l’innovation industrielle au service de l’éducation, de favoriser l’utilisation des TICE dans un contexte pédagogique et de faciliter la mise à jour des manuels en conformité avec les programmes.
Quelque soit l’évolution de l’outil pédagogique utilisé, les mesures locales résultant de cette réflexion doivent avoir pour objectif de réduire le poids des cartables de 50%.
Je sais pouvoir compter sur votre plein engagement dans cette démarche d’éducation et de santé publique et vous en remercie.
Le ministre de l’éducation nationale
Xavier DARCOS
Concours “Un cartable léger et solide”
Le poids des cartables représente aujourd’hui environ 20 % du poids de l’élève. Il est donc en moyenne deux fois trop élevé.
Il importe maintenant d’agir de façon pragmatique et de donner sans délai des solutions concrètes. Outre l’organisation des établis sements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves, il faut réduire le poids du cartable.
Tel est l’objet de ce concours, pour la conception d’un cartable léger et solide qui favorise l’innovation dans le cadre d’une double démarche d’éducation et de santé publique.
Ce concours s’adresse à :
- des équipes de jeunes - élèves, étudiants, apprentis - en formation initiale dans un établissement de France métropolitaine, des départements et territoires d’outre-mer. Il vise principalement les formations des filières industrielles, commerciales et des arts appliqués ;
- des candidats individuels, adultes ne relevant pas d’un établissement de formation.
Règlement du concours
Monsieur Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, a annoncé dans la conférence de presse du mardi 24 octobre, relative au poids du cartable, l’organisation d’un concours pour concevoir un cartable léger et solide de moins de 1 kg.
Article 1 - Objectifs du concours
Ce concours a pour objectifs :
- de contribuer à la mise en place d’un projet de prévention relatif à la lutte contre le mal de dos ;
- de favoriser l’innovation par la conception de cartables adaptés à l’âge, au poids et à la morphologie des écoliers et des collégiens ;
- de conduire éventuellement au dépôt du modèle auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.
Article 2 - Cahier des charges du cartable
La conception et la réalisation du cartable léger et solide doivent prendre en compte les critères ou caractéristiques techniques suivants :
- adapté au niveau d’enseignement ;
- adapté à l’âge de l’élève ;
- de poids inférieur à 1 kg ;
- robuste, résistant aux chocs, au frottement, au stockage ;
- d’usage pratique et de manipulation aisée ;
- design moderne et adapté (filles, garçons...) ;
- matériaux privilégiant une logique de développement durable.
Article 3 - Définition du concours
Ce concours s’adresse à :
- des équipes de jeunes - élèves, étudiants, apprentis - en formation initiale dans un établissement de France métropolitaine, des départements et territoires d’outre-mer. Il vise principalement les formations des filières industrielles, commerciales et des arts appliqués ;
- des candidats individuels, adultes ne relevant pas d’un établissement de formation.
Organisé sur l’année civile 2008, il se conclura par un événement national et une remise de prix.
Les candidats sont invités à concevoir et réaliser un cartable pour l’un des deux niveaux d’enseignements suivants :
- école élémentaire ;
- collège.
• En ce qui concerne les jeunes en formation :
- les projets seront réalisés par un ou des groupe(s) (élèves, étudiants, apprentis) ;
- plusieurs équipes peuvent concourir au sein d’un même établissement ;
- pour un même projet, des collaborations peuvent être engagées entre des formations de niveaux, de spécialités et d’établissements différents. Ces collaborations peuvent être justifiées par des problématiques liées au choix et à la mise en forme des matériaux, à l’étude et à la fabrication ;
- la réalisation matérielle du produit, le choix des couleurs, des matériaux, du design, des techniques de fabrication sont laissés à l’initiative des équipes ;
- la conception du produit devra être le fruit du travail mené par l’équipe de jeunes. Seule la réalisation du produit pourra être le fruit d’une collaboration avec des professionnels de l’artisanat, de l’industrie ou du commerce.
• En ce qui concerne les candidats individuels :
- la conception du produit devra être le fruit du travail mené par le candidat. Seule la réalisation du produit pourra être le fruit d’une collaboration avec des professionnels de l’artisanat, de l’industrie ou du commerce.
Éléments attendus
- une production finalisée qui répond aux critères et caractéristiques techniques du cartable ;
- un dossier synthétique pouvant comprendre :
. la recherche graphique et stylistique ;
. la justification des choix : des matériaux, des parties constitutives du cartable en fonction de leur utilisation, des techniques de fabrication ;
. une étude de faisabilité en termes d’industrialisation et de commercialisation ;
. les partenariats mis en œuvre et la description de la contribution des partenaires ;
. une brève présentation des membres de l’équipe concourante, la nature de la contribution de chacun et la démarche utilisée de la conception à la fabrication.
La collaboration entre les acteurs de l’éducation et les partenaires industriels sera appréciée.
Seules les réalisations finalisées et respectant le cahier des charges seront soumises au jury.
Article 4 - Organisation du concours
Modalités d’inscription et de participation
Dès l’ouverture du concours, les équipes et candidats individuels font acte de candidature.
- Jeunes en formation : la fiche d’inscription, dont le modèle est joint en annexe I, est transmise par le chef d’établissement.
- Candidats individuels : le candidat renseigne la fiche d’inscription dont le modèle est joint en annexe II.
Les fiches d’inscriptions sont téléchargeables sur le site du ministère de l’éducation nationale à l’adresse suivante http://www.education.gouv.fr/concourscartable/
Une fois complétées, elles seront adressées par courrier électronique au correspondant indiqué sur la fiche d’inscription.
Jury
Les membres du jury sont nommés par le ministre de l’éducation nationale.
Le jury sera composé :
- de professionnels du secteur concerné ;
- de représentants de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ;
- de représentants des parents d’élèves ;
- de personnalités qualifiées.
Le jury établit le classement des lauréats pour la remise des prix.
Calendrier
- les inscriptions au concours sont ouvertes jusqu’au 29 février 2008 (annexe I ou II) ;
- les dossiers et les réalisations seront transmis à la DGESCO au plus tard le 5 décembre 2008 ;
- la remise des prix s’effectuera en janvier 2009.
Article 5 - Récompenses
Les prix seront les suivants :
- le premier prix, d’un montant de 15 000 euros sera attribué à la production la plus remarquable pouvant faire l’objet d’une industrialisation ;
- le deuxième prix, d’un montant de 10 000 euros récompensera l’innovation “matières, concept et couleurs”.
Les récompenses seront remises aux lauréats (établissements ou candidats individuels) lors d’une cérémonie organisée à Paris.
Article 6 - Engagement
Le prototype de cartable est réalisé à l’initiative de l’établissement, qui assure le regroupement des participants, dont les contributions se fondent dans l’œuvre finale. Le prototype est constitutif d’une œuvre collective et les droits moraux et patrimoniaux reviennent à l’établissement d’enseignement dont dépendent les élèves, étudiants ou apprentis.
Les candidats et les lauréats autorisent la publication de leurs coordonnées et la présentation synthétique de leur projet dans le cadre des actions d’information et de communication liées au concours.
La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement, sans possibilité de réclamation quant aux résultats, qui ne peuvent donner lieu à contestation, le jury étant souverain. Les dossiers ne seront pas renvoyés aux candidats.
Et pour le concours , télécharger les fiches d'inscription : Concours Cartable léger janvier 2008_MEN-annexe1.pdf
et : Concours Cartable léger_jv08_MEN_annexe2.pdf
09.01.2008
Le Maire refuse de casser la grève à Paris.
Bertrand Delanoë refuse que la Mairie de Paris organise le service minimum à l'école
Merci LEMONDE & l' AFP | 09.01.08
Alors que le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a demandé à certaines écoles maternelles et élémentaires d'expérimenter la mise en place d'un service minimum d'accueil dès la grève du 24 janvier, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a annoncé, mercredi 9 janvier, que sa municipalité refusait d'organiser un tel accueil.
"Nous ne pouvons pas demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux", a-t-il affirmé.
"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très très mal. Il faut traiter les sujets avec beaucoup plus de sérieux et surtout quand il s'agit de l'école penser aux enfants, aux parents, aux enseignants.
" La méthode proposée par M. Darcos "n'est pas la bonne méthode", a-t-il ajouté.
UNE "VÉRITABLE PROVOCATION"
Un peu plus tôt, Eric Ferrand (PS), adjoint de M. Delanoë chargé de la vie scolaire, avait lancé le débat en qualifiant dans Le Figaro du 9 janvier le projet du ministre de "véritable provocation".
Selon lui, les collectivités locales "n'ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l'éducation".
En cas de grève, "nous n'avons pas de solutions alternatives", a indiqué l'adjoint.
"La solution, c'est que le gouvernement évite la grève et qu'il retire son projet de suppression de postes dans l'éducation nationale".
Dans une note adressée aux recteurs datée de mardi, Xavier Darcos a proposé une "convention type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants en cas de fermeture d'école.
Mais, mardi, il s'est défendu de vouloir "briser" les grèves.
"J'ai trouvé extravagant ce que j'ai entendu dire ce matin, (...) de la part de M. Delanoë, qui dit que c'est une atteinte au droit de grève. (...) Il faut séparer le droit de grève du droit d'accueil et du service à rendre aux familles", a-t-il ainsi estimé sur RMC.
Selon lui, en outre, le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), "a trouvé la proposition intéressante, il veut le faire".
Alors qu'on lui faisait remarquer que si le service minimum "ne marche pas, c'est vers le maire qu'on se retournera, pas vers le ministre", M. Darcos a répondu aux journalistes : "Vous êtes malveillants. Ça se passera bien. Les mairies savent faire cela."

24.12.2007
Sciences Po dresse un bilan positif de ses propres actions.
21.12.2007
L'enseignement privé hors contrat connaît un regain d'intérêt
L'enseignement privé hors contrat connaît un regain d'intérêt AFP 21 décembre 07
S'il reste évidemment marginal, avec 45.000 élèves sur 12 millions, l'enseignement privé hors contrat connaît un certain engouement de la part de parents déçus de l'Education nationale ou soucieux que la scolarité de leurs enfants soit cohérente avec leur manière de les élever.
L'enseignement privé sans contrat d'association avec l'Etat, c'est-à-dire qui recrute et rémunère lui-même ses enseignants, scolarise aujourd'hui 14.000 élèves à l'école primaire (0,22%) et 30.800 élèves dans le second degré (0,5%), selon le ministère de l'Education nationale.
Très régulièrement inspectées par l'Education nationale, ces écoles, comme l'instruction à domicile, sont tenues de répondre à l'obligation scolaire, de respecter les normes d'hygiène et de ne pas mettre en danger les enfants.
Leur très petit nombre et le fait qu'à l'exception des écoles purement confessionnelles la plupart des élèves n'effectuent pas la totalité de leur scolarité dans ces structures font que cette liberté de déroger à l'Education nationale dérange peu ses acteurs, lorsqu'on les interroge sur le sujet.
"Avant, les écoles indépendantes étaient cantonnées à des milieux plus réduits, par exemple parce qu'on tenait à une éducation religieuse très stricte", explique cependant à l'AFP Anne Coffinier, une diplomate, normalienne et énarque, militante du "pluralisme" scolaire.
"Aujourd'hui, c'est autre chose, les parents sont déçus par le délitement de l'Education nationale, y compris sous contrat, et veulent s'impliquer plus dans l'éducation de leurs enfants", ajoute cette mère de trois enfants, qui a fondé en 2004 l'association "créer son école".
De fait, si la communauté sikh de Seine-Saint-Denis a ouvert un complexe éducatif à Bobigny à la rentrée dernière, c'est pour accueillir les lycéens contraints de quitter l'enseignement public dans lequel ils ne peuvent garder leur turban, en vertu de la loi du 11 mars 2004 sur la laïcité, et non pour dispenser un enseignement religieux.
Mme Coffinier, qui s'est lancée dans l'aventure pour "faire connaître" le droit de tous à ouvrir une école, mais aussi pour aider parents et professeurs à mener concrètement leur projet à terme, assure que dans une pièce d'appartement, un garage ou un bâtiment dédié, selon les moyens du bord, "une vingtaine de structures se créent par an". Pour cela, les parents versent environ 150 euros mensuels au primaire, 250 dans le secondaire.
Trop peu pour tenir la durée mais les dons affluent. "Plus ça va, plus les gens sont acquis à cette idée de pluralisme", commente Mme Coffinier.
Sans autre règle que le choix de leurs créateurs, les écoles peuvent établir un tableau d'honneur, imposer le port de la blouse ou pratiquer des horaires libres. Certaines, comme Montessori et Steiner, très célèbres, pratiquent des pédagogies différenciées.
Ni programmes, ni manuels, ni horaires, auxquels l'enseignement public ou privé sous contrat se plie mais le souci de "donner le goût aux enfants, l'envie de faire des études", s'enorgueillit Mme Coffinier.
Pour cela, des enseignants, parfois déçus de l'enseignement public, de jeunes mères de famille, voire des passionnés reconvertis "acceptent la pauvreté", ajoute-t-elle.
L'association a même créé cette année un institut libre de formation des maîtres (IFLM), qui délivre un "diplôme privé de maître d'école", après deux ans conjuguant expérience de terrain et cours théorique notamment d'histoire et de philosophie de l'Education.
21:30 Publié dans Combien ça coûte ?, Privé sous contrat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.12.2007
Education artistique : du nouveau ?
23:55 Publié dans Actualités, Combien ça coûte ?, Education artistique, Pédagogies, Pré-Occupation de Ministre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Education artistique : du nouveau ?
23:55 Publié dans Actualités, Combien ça coûte ?, Education artistique, Pédagogies, Pré-Occupation de Ministre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.12.2007
«Regards sur l’éducation 2007»OCDE : un collégien coûte 13 % de plus en France que dans la moyenne des pays de l’OCDE
22:40 Publié dans Combien ça coûte ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


