19.01.2008

DHG : secret des dieux ?

 
On croit savoir que nous sommes 
dans la période de 
concertation entre Inspections académiques 
et Chefs d'établissements 
pour l'attribution des moyens 
en vue de la rentrée de 
septembre 2008. 
Moyens, c'est à dire Dotation Horaire Globale. ( DHG). 
A quelle sauce le collège Raymond Queneau 
sera t il mangé ?  
Comment seront négociés options, langues 
et compléments horaires ? 
 
La marge est toujours faible . 
Faudra t il attendre 
les décsions définitives ( ou quasiment) 
au moment des vacances de printemps, 
pour être tenus au courant ? 
 
Vivement le prochain épisode !  
 

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15.01.2008

Le livre, un outil pour sauver tous ces élèves «sacrifiés»!

Le livre, un outil pour sauver tous ces élèves «sacrifiés»!


Le Figaro    15/01/2008

Par Alain Absire , écrivain, président de la Société des gens de lettres.

Le chagrin d'être cancre… Douleur et marginalisation du mauvais élève, tel est le point de départ de Chagrin d'école de Daniel Pennac. Au-delà d'anecdotes souvent savoureuses, un constat s'impose au fil des pages : la tentation est forte pour celui qui ne possède, au sortir de l'école, la clé de relations harmonieuses ni avec lui-même ni avec les autres de s'ex­primer par la violence, verbale ou physique.

En 2006, un Français sur quatre de plus de 15 ans n'a lu aucun livre, et 38 % des lecteurs lisent moins de dix livres par an (hors bande dessinée) contre 24 % en 1973 (1). La « génération Internet » vit dans l'immédia­teté. Le signe de plus en plus approximatif et l'image qui dé­file gratuitement sur tous les écrans, via le Web, l'emportent sur le sens. Quand l'extrait se substitue à l'œuvre, prendre le temps de l'analyse et de la ré­flexion indispensable à l'action ne semble plus nécessaire. Et ce­pendant, la renaissance de l'écrit est bien réelle. Chats, blogs, SMS, sites d'échange et de partage… on n'a jamais autant écrit ni au­tant lu. Mais, sans le livre, désacralisé, découpé et trituré à volonté sur la Toile, et sans les normes qu'il impose, l'écrit prolifère de façon anarchique.

Le résultat est préoccupant : comment s'intégrer dans notre société si le seul langage que l'on pratique est approximatif, codé et réservé à une nouvelle population d'illettrés qui écrivent pho­nétiquement comme ils parlent ? L e temps des «passeurs de li­vres». Face à la déferlante d'images préformatées, tellement ha­chées qu'elles ne laissent aucune latitude d'implication personnelle au jeune qui s'en abreuve, s'ouvre la voie de l'imaginaire où règne la liberté.

Pour l'explorer, en relation avec les Drac et les centres régionaux du livre, avec le soutien des collectivités locales et de l'Éducation nationale, il apparaît ur­gent de renforcer le réseau des médiateurs de proximité. Écoles, librairies, bibliothèques, associa­tions, maisons d'écrivain, relais sociaux,etc., toutes les énergies peuvent être fédérées, au profit de ce grand projet annoncé d'éducation artistique et culturelle autour du livre et de l'écrit.

Impliquer médiateurs du livre et créateurs sur le terrain, c'est assurer la transmission de repères culturels collectifs. C'est tisser le lien social, vecteur d'ex­pression orale commune, et de solidarité, qui nous manque.

Les enseignants et les au­teurs qui en font l'expérience le savent: rien ne vaut l'impact d'une rencontre et d'un échange en direct.

Quelle n'est pas la surprise des jeunes non-lecteurs, face à l'intérêt que leur porte l'écrivain ou l'illustrateur venu dialoguer dans leur classe! Quels que soient leur milieu social et leur filière éducative quand le travail est bien préparé par les enseignants ouverts sur le champ des compétences extérieures, le désir de transmettre ensemble porte ses fruits.

Surpris de rencontrer un auteur «encore vivant», les élèves sont valorisés et étonnés de voir qu'ils comprennent le langage qu'on leur tient. Quoi de plus efficace pour lutter contre la sourde humiliation de celui qui se croit inapte à partager avec les privilégiés du savoir?

Budgets en diminution et dif­ficultés comptables et admi­nistratives rencontrées par les structures invitantes pour rémunérer les auteurs, ces dernières années, le nombre d'ateliers de pratiques artistiques par la lecture et l'écrit dans l'enseignement primaire et secondaire a accusé une chute spectaculaire.

À l'heure où l'Éducation na­tionale annonce des initiatives pour développer une gamme d'outils incitatifs en faveur de la production de l'écrit à l'école, et au moment où Xavier Darcos met en place des tests d'utili­sation de lecteur numérique à encre électronique auprès de 1 500 élèves de sixième, en vue d'aboutir à des terminaux de ­lecture (e-books) adaptés aux collèges, nous sommes fondés à espérer une mobilisation des acteurs du livre en faveur de la découverte de la littérature vi­vante en zone d'éducation.

L'opération «À l'école des écrivains, des mots partagés», qui permet à trente et un col­lèges de travailler directement avec des écrivains, va dans le bon sens. Mais, pour que le nombre des «sacrifiés» se ré­duise, elle doit être l'amorce d'un plan d'action à l'échelle nationale.

 


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10.01.2008

Xavier Darcos veut tester le service minimum à l'école dès le 24 janvier

 


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L'accueil des élèves sera financé par les retenues sur salaire des grévistes 

Merci LE MONDE | 10.01.08 


Le "service minimum" que Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, veut instaurer dans les écoles pour accueillir les élèves en cas de grève vient de lui faire prononcer ses premiers gros mots publics.

"Moi, a-t-il déclaré, mercredi 9 janvier, sur RMC, je ne cherche pas à briser les grèves, je cherche à éviter la loi de l'emmerdement maximum." "

Le fait de faire grève pour un professeur, a-t-il ajouté, ce n'est pas de chercher à créer la loi de l'emmerdement maximum pour les familles, c'est de ne pas enseigner."

 
M. Darcos répliquait ainsi au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait fait savoir qu'il refuserait d'organiser un service minimum dans les conditions proposées par le ministre.

"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très mal", avait estimé, le même jour, sur RTL,

M. Delanoë, ajoutant que l'on ne pouvait pas "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux".

Cet échange portait sur des dispositions prises par le ministre de l'éducation en prévision de la grève de la fonction publique du jeudi 24 janvier, à laquelle les syndicats d'enseignants appellent à participer.

Lundi, M. Darcos avait annoncé qu'il ferait appliquer ce jour-là "à titre expérimental" un dispositif esquissé lors d'une conférence de presse le 11 décembre 2007... mais prévu seulement pour la rentrée 2008.


ATTAQUE SOURNOISE


En décembre, il avait annoncé sa volonté d'engager, "au cours des prochaines semaines", une discussion sur ce thème avec toutes les parties concernées.

La discussion n'a pas eu lieu, mais M. Darcos a envoyé mardi une "note" aux recteurs et inspecteurs d'académie sur la "mise en place d'un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève".

Cette note reprend le principe énoncé en décembre et qualifié de "pervers" par Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA (syndicat des enseignants) : le financement de ce service "dans les communes volontaires" sera assuré "à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes".

Les municipalités, dont beaucoup mettent déjà en place un accueil dans les écoles les jours de grève en mobilisant leurs propres animateurs ou en faisant appel à des associations, seraient désormais, si elles passent une "convention" avec le ministère de l'éducation, remboursées de leurs frais, à hauteur de 90 euros par tranche de 15 élèves à garder.

L'accueil fait à cette mesure est inégal : sans surprises, il est plutôt hostile dans les mairies de gauche et plutôt favorable dans celles de droite, même si, à terme, on voit mal une municipalité, quelle que soit sa couleur politique, se priver durablement d'une possible rentrée d'argent.

Mais M. Darcos, en assurant, mercredi sur RMC, que le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, avait trouvé le dispositif "intéressant", s'est attiré une sèche réplique de ce dernier, qui s'est dit "très étonné d'être cité" alors qu'il "n'a jamais eu d'échanges avec le ministère de l'éducation sur ce sujet".

De son côté, Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France (AMF) et élu UMP, a réagi de manière aigre-douce aux propositions du ministre, estimant que cette "conception originale du service minimum" revenait à reporter " la responsabilité de l'Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève".

Alors que les syndicats d'enseignants jugent en majorité être en présence d'une attaque sournoise contre le droit de grève - ce que récuse le ministre -, le potentiel polémique du "service minimum" dans l'éducation est efficacement réactivé.

Il avait pourtant été désamorcé, ces derniers mois, par le même M. Darcos, passé d'un vieux refrain antigrève à la notion moins conflictuelle d'"accueil minimum", avant de se stabiliser sur "service minimum d'accueil", apte à servir aussi bien, selon les circonstances, le langage de la fermeté que celui du dialogue. 



Luc Cédelle

09.01.2008

Service minimum à l'école ( 24 janvier 2008)

EDUCATION.
Le service minimum à l'école, c'est parti

Le 24 janvier, ce sera la première grève de l'année dans les écoles. Le ministre de l'Education nationale propose de remplacer les profs absents par des animateurs et assure qu'il y aura moins de problèmes d'accueil. Paris refuse le système.

QUAND il sera noté, comme tous ses autres collègues ministres, Xavier Darcos héritera sans doute d'un 20/20 pour son zèle à appliquer les promesses de Nicolas Sarkozy. Hier, le ministre de l'Education a en effet annoncé la mise en place, « à titre expérimental », du service minimum dans les écoles, qui n'était pourtant attendu... qu'à la rentrée de septembre 2008. L'expérience grandeur nature, qui vise à accueillir les enfants dans les écoles primaires (dès la maternelle) les jours de grève, s'appliquera dans deux semaines, le jeudi 24 janvier, à l'occasion du mouvement annoncé dans l'Education nationale. « Il sera sans doute fort puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer. Ce sera donc un bon test pour nous », a-t-il expliqué hier sur LCI. Les syndicats enseignants voient dans cette mesure une atteinte à leur droit de grève.

Comment ça va marcher ? Seules les villes volontaires sont concernées par le service minimum. A charge pour les recteurs et les inspecteurs d'académie de recenser les communes partantes, et d'en fournir la liste au ministère le 23 à midi, veille de la grève. Les villes candidates devront accueillir les enfants scolarisés dans leurs écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire. Pour encadrer les enfants, les municipalités devront mobiliser leurs agents, payés par l'Etat. Pas question de faire cours, évidemment : il ne s'agira que d'une garderie. A Levallois-Perret, le système, mis en place depuis quinze ans sans le concours de l'Etat, est désormais bien rodé. « Nous téléphonons aux écoles pour connaître à l'avance le nombre de grévistes et nous mettons le nombre d'animateurs qu'il faut, généralement une bonne centaine : un pour quinze élèves en primaire, un pour huit en maternelle », détaille Isabelle Balkany, première adjointe, qui met en garde : « Il faut des agents agréés jeunesse et sports. Le pire, c'est de mobiliser du personnel non qualifié. »

Avec quel argent ? « Le service minimum d'accueil sera financé par le ministère de l'Education nationale dans les communes volontaires », précise la circulaire du ministère, grâce aux « fonds correspondants aux retenues sur salaire des enseignants grévistes ». Depuis 2003, ces derniers ne sont plus du tout payés. Et l'Etat récolte en moyenne 35 millions d'euros par jour de grève. Le montant de la participation versée par l'Etat s'élèvera à 90 € pour un à quinze enfants accueillis et au-delà, à 90 € par tranche de 15 élèves bénéficiant de cette garderie. « On organisait une garderie les jours de grève avec nos agents et notre argent. Le concours financier de l'Etat est le bienvenu », sourit Claude Pernès, maire de Rosny (Seine-Saint-Denis).

Et si le test est un bide ? Beaucoup de municipalités - celles de gauche notamment - ne se porteront pas volontaires le 24 janvier, à commencer par la capitale, Paris. Eric Ferrand, maire adjoint chargé des écoles, y est farouchement hostile : « C'est une idée pernicieuse, cynique, une provocation envers les fonctionnaires qu'on veut monter les uns contre les autres. Aucun arrondissement ne sera concerné. En revanche, je comprends la gêne des parents. Je suis favorable au fait que les enseignants se déclarent assez tôt pour que les familles prennent leurs dispositions. » Hier, Xavier Darcos n'a pas fait mystère de ses intentions si l'expérimentation du 24 janvier devait échouer faute de participants. « Si cela ne fonctionne pas, il faudra aller plus loin. Je ne reculerai pas sur ce sujet. » Le ministre de l'Education envisagerait alors de passer en force, en instaurant par exemple une loi sur le service minimum à l'école.

Charles de Saint-Sauveur

Merci : Le Parisien , mercredi 09 janvier 2008      

Le service minimum dans l'éducation : précisions.

 
Merci Les Echos  
 
 
 
 

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Bertrand Delanoë refuse que la Mairie de Paris organise le service minimum à l'école


Merci LEMONDE & l' AFP | 09.01.08 


Alors que le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a demandé à certaines écoles maternelles et élémentaires d'expérimenter la mise en place d'un service minimum d'accueil dès la grève du 24 janvier, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a annoncé, mercredi 9 janvier, que sa municipalité refusait d'organiser un tel accueil.

 
"Nous ne pouvons pas demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux", a-t-il affirmé.

"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très très mal. Il faut traiter les sujets avec beaucoup plus de sérieux et surtout quand il s'agit de l'école penser aux enfants, aux parents, aux enseignants.

" La méthode proposée par M. Darcos "n'est pas la bonne méthode", a-t-il ajouté.

UNE "VÉRITABLE PROVOCATION"

Un peu plus tôt, Eric Ferrand (PS), adjoint de M. Delanoë chargé de la vie scolaire, avait lancé le débat en qualifiant dans Le Figaro du 9 janvier le projet du ministre de "véritable provocation".

Selon lui, les collectivités locales "n'ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l'éducation".

En cas de grève, "nous n'avons pas de solutions alternatives", a indiqué l'adjoint.

"La solution, c'est que le gouvernement évite la grève et qu'il retire son projet de suppression de postes dans l'éducation nationale". 


Dans une note adressée aux recteurs datée de mardi, Xavier Darcos a proposé une "convention type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants en cas de fermeture d'école.

Mais, mardi, il s'est défendu de vouloir "briser" les grèves.

"J'ai trouvé extravagant ce que j'ai entendu dire ce matin, (...) de la part de M. Delanoë, qui dit que c'est une atteinte au droit de grève. (...) Il faut séparer le droit de grève du droit d'accueil et du service à rendre aux familles", a-t-il ainsi estimé sur RMC.
Selon lui, en outre, le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), "a trouvé la proposition intéressante, il veut le faire".

Alors qu'on lui faisait remarquer que si le service minimum "ne marche pas, c'est vers le maire qu'on se retournera, pas vers le ministre", M. Darcos a répondu aux journalistes : "Vous êtes malveillants. Ça se passera bien. Les mairies savent faire cela."


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15.12.2007

Les filles des cités restent aux portes des salles de sport

 
Merci à La Croix   14 déc 07 

15.11.2007

L'ascenseur social peine à élever les grandes fratries

 

 

http://www.20minutes.fr/article/194512/France-L-ascenseur...

 

Merci à 20 minutes pour cette synthèse ....  

29.10.2007

Les parents sont plus attentifs à la scolarité des garçons

Les parents sont plus attentifs à la scolarité des garçons
Par Chloé Leprince (Rue89)

 

Bleu ou rose? Foot ou dessin? Anglais ou italien? Les parents s'impliquent différemment dans la scolarité des filles et dans celle des garçons. Même si les filles ont de meilleurs résultats, les parents investissent davantage d'espoir dans le cursus de leur fils.

L'Insee se penche depuis quinze ans sur la question. Et deux études, l'une de 1992, l'autre de 2003, montrent que l'ambition parentale pour les filles n'a pas vraiment gagné du terrain. Les critères? Pas tant le fait d'avoir (ou pas) le bac: les chiffres, assez proches à partir du collège, placent même les filles en tête. Mais plutôt l'orientation.

Les parents suivent en effet de plus près les devoirs des garçons, et plus encore leur orientation. Et privilégient notamment soit des filières plus élitistes, soit des cursus réputés offrir de meilleurs débouchés, quitte à ce qu'ils soient plus courts. Des "études plus rentables", dit l'enquête Insee.

Les filles "moins poussées" et plus autonomes dans leurs choix

Au niveau du bac, on encourage davantage les garçons vers un bac scientifique -"la filière la plus rentable des filières générales sur le marché du travail", selon l'Insee-, "alors que les filles sont justement meilleures en maths", précise Marie Gouyon, qui signe avec Sophie Guérin la dernière enquête. Au bac, on retrouve à l'inverse 80% de filles dans les filières littéraires.

Autre signe: une implication moindre des parents dans le choix des langues pour les filles, qui décident davantage elles-mêmes. Au final, c'est plutôt espagnol pour les filles, et allemand pour les garçons, pour la deuxième langue.

Les deux chercheuses constatent que les filles sont "moins poussées" et laissées davantage autonomes sur les choix qu'elles font durant leur scolarité. Or, en laissant les filles s'orienter en faveur de leurs matières de prédilection, les parents font "un arbitrage au profit des garçons, en comptant sur l’autonomie des filles", selon Marie Gouyon et Sophie Gérin. Ces dernières tombent dans ce que l'Insee appelle "un mécanisme d'auto-élimination". Une forme d'autocensure entretenue par la représentation qu'on se fait de la réussite, à la maison mais aussi à l'école

En classe aussi, des critères d'évaluation différents

En classe, les études montrent que l'on prend d'ailleurs moins en charge les filles. Avec une attente plus forte de la part des professeurs sur des questions de présentation des devoirs et de travail individuel, là où ce sont plutôt les interventions et "la richesse des idées" qui seront valorisées chez les garçons.

Du côté de l'Education nationale, on reconnaît qu'il reste du chemin d'ici une égalité scolaire effective. "Dès l'école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins", précise le ministère, qui cherche à valoriser une orientation plus balancée:

"Moins soucieuses que les garçons des débouchés professionnels, elles hésitent encore à s'engager dans les filières sélectives: un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation.

"Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l'école. L'insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l'étroitesse de ces choix de départ."

Depuis deux ans, l'objectif du gouvernement est de rehausser de 20% la proportion de filles dans les rangs des classes scientifiques d'ici 2010. Avec, en ligne de mire, une meilleure insertion des femmes sur le marché du travail. Pour l'heure, elles sont plus nombreuses à être au chômage ou à vivre d'un emploi précaire.


Merci RUE89 :  http://rue89.com

28.10.2007

Satan est caché dans la citrouille

L'inspectrice de l'Académie pense que Satan est caché dans la citrouille.-

Une inspectrice de l’Académie de Słupsk a adressé une circulaire, à l’occasion de l’approche d’Halloween, aux directeurs des écoles de Poméranie, dans laquelle on peut lire :

"Il est inquiétant que des rites païens reviennent sous couvert de jeux. Ce jeu est peut-être un premier pas dans l’initiation dans le monde de l’occultisme et de la démonologie. Les parents et les enseignants devraient cultiver la piété chez les enfants et la beauté des traditions catholiques et polonaises."

L’inspectrice qui avant de devenir fonctionnaire de l’Académie s’occupait de catéchèse a été nommée par le ministère de l’Education Nationale dirigé encore par Roman Giertych (LPR).

Il n’y a pas bien longtemps, une autre fonctionnaire du ministère de l’Education de la même obédience avait également essayé de bloquer l’acceptation du manuel d’anglais sous prétexte qu’il contenait une leçon consacrée à Halloween. J.R.

 

 

MERCI www.lepetitjournal.com - Varsovie lundi 29 octobre 2007 

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