15.06.2008

Ecoles occupées

05.05.2008

Position de la Ville au sujet de la grève du 15 mai 2008

Position de la Ville au sujet de la grève du 15 mai


» 05/05/2008
Par M. Bertrand DELANOË

Xavier Darcos a annoncé à nouveau, samedi 3 mai, son intention de se tourner vers les communes pour qu'elles organisent l'accueil des enfants des écoles les jours de grève des enseignants.
Je veux donc rappeler au ministre le contenu du courrier que je lui avais adressé le 18 janvier dernier au sujet de ce "service minimum". Je lui proposais alors un dialogue de fond et un travail sérieux sur ce sujet, prenant évidemment en considération les préoccupations légitimes des familles. A ce jour, cette proposition est malheureusement restée sans réponse.
Or, comme je le lui indiquais à cette date, le système proposé par le Gouvernement pose, outre des questions de principe s’agissant de l’exercice du droit de grève de ses personnels, un certain nombre de questions lourdes, notamment de responsabilité et d’organisation, concernant la prise en charge des enfants ainsi accueillis pendant le temps scolaire : l'éducation nationale étant responsable des élèves pendant les heures d'enseignement, que se passe-t-il si la commune se substitue à elle ? Devient-elle juridiquement responsable ? Et si le directeur est lui-même gréviste, qui a autorité sur les personnels ? J'ajoute que l'organisation d'une telle opération supposerait une prévision fine, et malheureusement irréaliste, du suivi de ce mouvement au sein des 659 écoles parisiennes et des personnels vacataires à répartir, pour la circonstance, au sein de chaque établissement.
Comme en janvier dernier, je regrette que l'improvisation soit largement érigée en système, comme l’illustre en particulier l’absence de dialogue, tant avec les communes qu’avec les personnels concernés.
Pour sa part, la Ville de Paris exercera l’ensemble de ses responsabilités en assurant, conformément à ses missions, le bon fonctionnement de la restauration scolaire pendant la journée du 15 mai.
Plutôt que de s'attacher à traiter les motifs conduisant ces personnels de l'Education Nationale à se mobiliser - et il n'en manque malheureusement pas actuellement, entre les suppressions massives de postes et certaines réformes pédagogiques hasardeuses - le ministre semble tenté d’engager des manoeuvres de diversion vers nos collectivités. Rien de positif ne sortira d’une démarche qui revient à opposer les grévistes aux parents et les personnels aux élus, en esquivant ses responsabilités sur le fond.
J'observe d'ailleurs que le ministère a récemment décidé de supprimer deux jours de cours à Paris, le samedi 29 mars matin et le vendredi 9 mai, mettant ainsi dans l'embarras les familles qui ne font pas toutes le pont.
La Ville de Paris ne peut donc donner suite à cette initiative tactique qui conduirait à transférer les difficultés de l'Etat vers les communes, sans rien résoudre des problèmes objectifs qui suscitent le mouvement actuel.

 








19.01.2008

DHG : secret des dieux ?

 
On croit savoir que nous sommes 
dans la période de 
concertation entre Inspections académiques 
et Chefs d'établissements 
pour l'attribution des moyens 
en vue de la rentrée de 
septembre 2008. 
Moyens, c'est à dire Dotation Horaire Globale. ( DHG). 
A quelle sauce le collège Raymond Queneau 
sera t il mangé ?  
Comment seront négociés options, langues 
et compléments horaires ? 
 
La marge est toujours faible . 
Faudra t il attendre 
les décsions définitives ( ou quasiment) 
au moment des vacances de printemps, 
pour être tenus au courant ? 
 
Vivement le prochain épisode !  
 

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18.01.2008

Poids des cartables

C'est au BOEN du jour  18 janvier 2008

 

Encart 
 

Poids des cartables
C. n° 2008-002 du 11-1-2008
NOR : MENE0701925C
RLR : 505-7
DGESCO B3-1
--------------------------------------------------------------------------------
Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux chefs d’établissement

--------------------------------------------------------------------------------

 Le poids du cartable est une question de santé publique pour nos enfants : je souhaite que les établissements scolaires s’emparent de cette question, dès à présent, dans le cadre de la prévention du mal de dos en milieu scolaire.
Au vu des pesées réalisées en ce début d’année scolaire, le poids moyen d’un cartable est encore de 8,5 kilos, ce qui correspond à environ 20 % du poids de l’enfant.
Le problème, du port de charge excessif, touche en priorité les jeunes collégiens des classes de 6ème et 5ème qui ont davantage de matière s enseignées que les élèves de l’école primaire et qui, en plus du transport scolaire, doivent se déplacer de salle en salle entre deux cours.
C’est pourquoi je vous demande d’agir de façon pragmatique et de trouver sans délai des solutions concrètes afin de diviser, sous brève échéance, le poids du cartable par deux. Elles concernent l’organisation des établissements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves.
Par ailleurs, d’autres dispositions seront prises pour la rentrée 2008, en concertation avec les partenaires de l’éducation nationale que sont les éditeurs scolaires, les entreprises de la grande distribution et celles qui travaillent sur les nouvelles technologies.

1 - Une réflexion immédiate dans les établissements
Chaque établissement doit se mobiliser pour trouver les solutions les mieux adaptées à son environnement. Le conseil d’administration doit, d’ici la fin du 1er trimestre 2008, aborder la question du poids du cartable et des fournitures scolaires en prenant appui sur les propositions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).
Cette réflexion doit permettre :
• d’agir sur l’organisation de la journée de l’élève par :
- la désignation, dans la mesure du possible, d’une salle de référence pour que les élèves de collèges limitent leurs déplacements au sein de l’établissement ;
- l’équilibrage des emplois du temps, en priorité pour les classes de 6ème et de 5ème ;
- la mise en place de casiers fermés, lorsque c’est réalisable, en lien avec les collectivités locales.
• d’impliquer les enseignants en leur demandant :
- de limiter le nombre de fournitures pour chaque cours. À cette fin, une liste commune à l’ensemble des enseignements pourra être élaborée et diffusée ;
- de supprimer le recours aux classeurs rigides qui seront conservés à la maison et remplacés en classe par une chemise ou un classeur souple. De la même manière, les enseignants favori seront l’utilisation des cahiers de 96 pages au lieu des cahiers de 192 pages, ainsi que les petits formats au “24x32” ;
- de préciser, pour chaque cours, le matériel qu’il convient d’apporter en donnant aux élèves, particulièrement aux classes de 6ème et 5ème, des conseils sur l’organisation des contenus de leurs cartables en indiquant par exemple le matériel à apporter pour le cours suivant, au moment de la distribution des devoirs. Le professeur principal, en début d’année de 6ème, devra consacrer, dans le cadre de l’apprentissage des méthodes de travail, un temps dédié à l’organisation du contenu du cartable.
À l’avenir, l’acquisition de ces méthodes et organisation de travail de l’élève sera envisagée dès l’école élémentaire.
• d’informer les parents sur les nouvelles mesures mises en place. Il convient de les alerter sur leur rôle essentiel dans la préparation du cartable de leur enfant, par l’intermédiaire du carnet de correspondance et en s’appuyant sur les délégués de parents.
Cette réflexion permettra de prendre les premières mesures dès cette année et garantira la mise en place de l’ensemble du dispositif à la rentrée 2008.

2 - Dès la rentrée 2008 des mesures nouvelles
2.1 Une démarche d’éducation aux bonnes postures
Un guide sur “l’ergonomie à l’école” sera diffusé à l’occasion de la journée de prérentrée 2008, pour les enseignants, et de la journée d’accueil des parents, pour les familles. Par ailleurs, les professeurs d’EPS devront intégrer, dans leur enseignement, une éducation à la “posture à l’école”.
2.2 Des dispositions concertées avec les partenaires
Elles seront mises en place, en concertation avec :
- la grande distribution qui proposera, dans la liste des produits à prix coûtant, un cartable solide et léger dont le poids sera inférieur à 1kg ;
- les éditeurs : les nouveaux manuels feront obligatoirement mention de leur poids et du grammage du papier au dos du fascicule, ce qui donnera aux enseignants et aux familles toute l’information nécessaire au choix du manuel le plus respectueux de la santé des enfants. De nouveaux formats seront proposés à l’occasion du renouvellement de chaque manuel scolaire, avec la division des ouvrages en deux tomes ou en fascicules. Le poids de chaque manuel devra être porté sur les catalogues des éditeurs et figurer parmi les éléments pris en compte lors de la sélection des manuels par les enseignants, et, le cas échéant, lors des appels d’offres relatifs au renouvellement des manuels scolaires.
À l’occasion du renouvellement du mobilier scolaire ou du premier équipement des établissements, l’acquisition de mobilier ergonomique sera notamment recommandée.
2.3 L’expérimentation de nouveaux formats
- L’utilisation de nouveaux supports, qui dispensent de l’utilisation d’un manuel papier, tout en assurant la meilleure prestation pédagogique, sera favorisée. Au sein de la classe le recours aux tableaux blancs interactifs et de vidéo-projection des manuels scolaires sera recommandé.
- L’utilisation du numérique, qui permet d’avoir des supports de qualité, légers, avec une mise à jour rapide et efficace, sera encouragée. Cinquante classes de 6ème vont expérimenter l’e-book, livre numérique qui cumule sur un seul support de moins de 300 grammes l’ensemble des manuels d’un niveau scolaire.
D’autres usages seront étudiés : le format CD-ROM ou le baladeur numérique.
Cette expérimentation à grande échelle permettra d’accélérer l’innovation industrielle au service de l’éducation, de favoriser l’utilisation des TICE dans un contexte pédagogique et de faciliter la mise à jour des manuels en conformité avec les programmes.
Quelque soit l’évolution de l’outil pédagogique utilisé, les mesures locales résultant de cette réflexion doivent avoir pour objectif de réduire le poids des cartables de 50%.
Je sais pouvoir compter sur votre plein engagement dans cette démarche d’éducation et de santé publique et vous en remercie.

Le ministre de l’éducation nationale
Xavier DARCOS

Concours “Un cartable léger et solide”

Le poids des cartables représente aujourd’hui environ 20 % du poids de l’élève. Il est donc en moyenne deux fois trop élevé.
Il importe maintenant d’agir de façon pragmatique et de donner sans délai des solutions concrètes. Outre l’organisation des établis sements scolaires, en lien notamment avec les collectivités locales, l’implication des enseignants et des parents, l’accompagnement des élèves, il faut réduire le poids du cartable.
Tel est l’objet de ce concours, pour la conception d’un cartable léger et solide qui favorise l’innovation dans le cadre d’une double démarche d’éducation et de santé publique.
Ce concours s’adresse à :
- des équipes de jeunes - élèves, étudiants, apprentis - en formation initiale dans un établissement de France métropolitaine, des départements et territoires d’outre-mer. Il vise principalement les formations des filières industrielles, commerciales et des arts appliqués ;
- des candidats individuels, adultes ne relevant pas d’un établissement de formation.

Règlement du concours

Monsieur Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, a annoncé dans la conférence de presse du mardi 24 octobre, relative au poids du cartable, l’organisation d’un concours pour concevoir un cartable léger et solide de moins de 1 kg.
Article 1 - Objectifs du concours
Ce concours a pour objectifs :
- de contribuer à la mise en place d’un projet de prévention relatif à la lutte contre le mal de dos ;
- de favoriser l’innovation par la conception de cartables adaptés à l’âge, au poids et à la morphologie des écoliers et des collégiens ;
- de conduire éventuellement au dépôt du modèle auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.
Article 2 - Cahier des charges du cartable
La conception et la réalisation du cartable léger et solide doivent prendre en compte les critères ou caractéristiques techniques suivants :
- adapté au niveau d’enseignement ;
- adapté à l’âge de l’élève ;
- de poids inférieur à 1 kg ;
- robuste, résistant aux chocs, au frottement, au stockage ;
- d’usage pratique et de manipulation aisée ;
- design moderne et adapté (filles, garçons...) ;
- matériaux privilégiant une logique de développement durable.
Article 3 - Définition du concours
Ce concours s’adresse à :
- des équipes de jeunes - élèves, étudiants, apprentis - en formation initiale dans un établissement de France métropolitaine, des départements et territoires d’outre-mer. Il vise principalement les formations des filières industrielles, commerciales et des arts appliqués ;
- des candidats individuels, adultes ne relevant pas d’un établissement de formation.
Organisé sur l’année civile 2008, il se conclura par un événement national et une remise de prix.
Les candidats sont invités à concevoir et réaliser un cartable pour l’un des deux niveaux d’enseignements suivants :
- école élémentaire ;
- collège.
• En ce qui concerne les jeunes en formation :
- les projets seront réalisés par un ou des groupe(s) (élèves, étudiants, apprentis) ;
- plusieurs équipes peuvent concourir au sein d’un même établissement ;
- pour un même projet, des collaborations peuvent être engagées entre des formations de niveaux, de spécialités et d’établissements différents. Ces collaborations peuvent être justifiées par des problématiques liées au choix et à la mise en forme des matériaux, à l’étude et à la fabrication ;
- la réalisation matérielle du produit, le choix des couleurs, des matériaux, du design, des techniques de fabrication sont laissés à l’initiative des équipes ;
- la conception du produit devra être le fruit du travail mené par l’équipe de jeunes. Seule la réalisation du produit pourra être le fruit d’une collaboration avec des professionnels de l’artisanat, de l’industrie ou du commerce.
• En ce qui concerne les candidats individuels :
- la conception du produit devra être le fruit du travail mené par le candidat. Seule la réalisation du produit pourra être le fruit d’une collaboration avec des professionnels de l’artisanat, de l’industrie ou du commerce.
Éléments attendus
- une production finalisée qui répond aux critères et caractéristiques techniques du cartable ;
- un dossier synthétique pouvant comprendre :
. la recherche graphique et stylistique ;
. la justification des choix : des matériaux, des parties constitutives du cartable en fonction de leur utilisation, des techniques de fabrication ;
. une étude de faisabilité en termes d’industrialisation et de commercialisation ;
. les partenariats mis en œuvre et la description de la contribution des partenaires ;
. une brève présentation des membres de l’équipe concourante, la nature de la contribution de chacun et la démarche utilisée de la conception à la fabrication.
La collaboration entre les acteurs de l’éducation et les partenaires industriels sera appréciée.
Seules les réalisations finalisées et respectant le cahier des charges seront soumises au jury.
Article 4 - Organisation du concours
Modalités d’inscription et de participation
Dès l’ouverture du concours, les équipes et candidats individuels font acte de candidature.
- Jeunes en formation : la fiche d’inscription, dont le modèle est joint en annexe I, est transmise par le chef d’établissement.
- Candidats individuels : le candidat renseigne la fiche d’inscription dont le modèle est joint en annexe II.
Les fiches d’inscriptions sont téléchargeables sur le site du ministère de l’éducation nationale à l’adresse suivante http://www.education.gouv.fr/concourscartable/
Une fois complétées, elles seront adressées par courrier électronique au correspondant indiqué sur la fiche d’inscription.
Jury
Les membres du jury sont nommés par le ministre de l’éducation nationale.
Le jury sera composé :
- de professionnels du secteur concerné ;
- de représentants de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ;
- de représentants des parents d’élèves ;
- de personnalités qualifiées.
Le jury établit le classement des lauréats pour la remise des prix.
Calendrier
- les inscriptions au concours sont ouvertes jusqu’au 29 février 2008 (annexe I ou II) ;
- les dossiers et les réalisations seront transmis à la DGESCO au plus tard le 5 décembre 2008 ;
- la remise des prix s’effectuera en janvier 2009.
Article 5 - Récompenses
Les prix seront les suivants :
- le premier prix, d’un montant de 15 000 euros sera attribué à la production la plus remarquable pouvant faire l’objet d’une industrialisation ;
- le deuxième prix, d’un montant de 10 000 euros récompensera l’innovation “matières, concept et couleurs”.
Les récompenses seront remises aux lauréats (établissements ou candidats individuels) lors d’une cérémonie organisée à Paris.
Article 6 - Engagement
Le prototype de cartable est réalisé à l’initiative de l’établissement, qui assure le regroupement des participants, dont les contributions se fondent dans l’œuvre finale. Le prototype est constitutif d’une œuvre collective et les droits moraux et patrimoniaux reviennent à l’établissement d’enseignement dont dépendent les élèves, étudiants ou apprentis.
Les candidats et les lauréats autorisent la publication de leurs coordonnées et la présentation synthétique de leur projet dans le cadre des actions d’information et de communication liées au concours.
La participation au concours implique l’acceptation du présent règlement, sans possibilité de réclamation quant aux résultats, qui ne peuvent donner lieu à contestation, le jury étant souverain. Les dossiers ne seront pas renvoyés aux candidats.


Et pour le concours , télécharger les fiches d'inscription :    Concours Cartable léger janvier 2008_MEN-annexe1.pdf

et   :   Concours Cartable léger_jv08_MEN_annexe2.pdf 

 

 


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10.01.2008

Xavier Darcos veut tester le service minimum à l'école dès le 24 janvier

 


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L'accueil des élèves sera financé par les retenues sur salaire des grévistes 

Merci LE MONDE | 10.01.08 


Le "service minimum" que Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, veut instaurer dans les écoles pour accueillir les élèves en cas de grève vient de lui faire prononcer ses premiers gros mots publics.

"Moi, a-t-il déclaré, mercredi 9 janvier, sur RMC, je ne cherche pas à briser les grèves, je cherche à éviter la loi de l'emmerdement maximum." "

Le fait de faire grève pour un professeur, a-t-il ajouté, ce n'est pas de chercher à créer la loi de l'emmerdement maximum pour les familles, c'est de ne pas enseigner."

 
M. Darcos répliquait ainsi au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait fait savoir qu'il refuserait d'organiser un service minimum dans les conditions proposées par le ministre.

"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très mal", avait estimé, le même jour, sur RTL,

M. Delanoë, ajoutant que l'on ne pouvait pas "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux".

Cet échange portait sur des dispositions prises par le ministre de l'éducation en prévision de la grève de la fonction publique du jeudi 24 janvier, à laquelle les syndicats d'enseignants appellent à participer.

Lundi, M. Darcos avait annoncé qu'il ferait appliquer ce jour-là "à titre expérimental" un dispositif esquissé lors d'une conférence de presse le 11 décembre 2007... mais prévu seulement pour la rentrée 2008.


ATTAQUE SOURNOISE


En décembre, il avait annoncé sa volonté d'engager, "au cours des prochaines semaines", une discussion sur ce thème avec toutes les parties concernées.

La discussion n'a pas eu lieu, mais M. Darcos a envoyé mardi une "note" aux recteurs et inspecteurs d'académie sur la "mise en place d'un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève".

Cette note reprend le principe énoncé en décembre et qualifié de "pervers" par Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA (syndicat des enseignants) : le financement de ce service "dans les communes volontaires" sera assuré "à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes".

Les municipalités, dont beaucoup mettent déjà en place un accueil dans les écoles les jours de grève en mobilisant leurs propres animateurs ou en faisant appel à des associations, seraient désormais, si elles passent une "convention" avec le ministère de l'éducation, remboursées de leurs frais, à hauteur de 90 euros par tranche de 15 élèves à garder.

L'accueil fait à cette mesure est inégal : sans surprises, il est plutôt hostile dans les mairies de gauche et plutôt favorable dans celles de droite, même si, à terme, on voit mal une municipalité, quelle que soit sa couleur politique, se priver durablement d'une possible rentrée d'argent.

Mais M. Darcos, en assurant, mercredi sur RMC, que le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, avait trouvé le dispositif "intéressant", s'est attiré une sèche réplique de ce dernier, qui s'est dit "très étonné d'être cité" alors qu'il "n'a jamais eu d'échanges avec le ministère de l'éducation sur ce sujet".

De son côté, Jacques Pélissard, président de l'Association des maires de France (AMF) et élu UMP, a réagi de manière aigre-douce aux propositions du ministre, estimant que cette "conception originale du service minimum" revenait à reporter " la responsabilité de l'Etat sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève".

Alors que les syndicats d'enseignants jugent en majorité être en présence d'une attaque sournoise contre le droit de grève - ce que récuse le ministre -, le potentiel polémique du "service minimum" dans l'éducation est efficacement réactivé.

Il avait pourtant été désamorcé, ces derniers mois, par le même M. Darcos, passé d'un vieux refrain antigrève à la notion moins conflictuelle d'"accueil minimum", avant de se stabiliser sur "service minimum d'accueil", apte à servir aussi bien, selon les circonstances, le langage de la fermeté que celui du dialogue. 



Luc Cédelle

Accueil minimum à l'école: les inspecteurs de l'Unsa appellent à ne pas participer

AFP    Jeudi 10 janvier 2008


Accueil minimum à l'école: les inspecteurs de l'Unsa appellent à ne pas participer

Le Syndicat des inspecteurs de l'Education nationale (Sien) de l'Unsa-Education a appelé jeudi ses troupes à "ne s'impliquer de près ni de loin dans l'organisation" expérimentale d'un service minimum d'accueil des élèves, le 24 janvier, jour de grève nationale des profs.

"Le Sien-Unsa appelle les inspecteurs de l'Education nationale à ne s'impliquer ni de près, ni de loin dans l'organisation d'un service d'accueil de substitution dont l'appellation de +service éducatif minimum+ est totalement usurpée", a expliqué le syndicat dans un communiqué.

"On nous demande d'aller nous renseigner dans les écoles et de faire remonter aux municipalités des informations sur les enseignants qui seront en grève", a détaillé pour l'AFP Patrick Roumagnac, secrétaire général du Sien-Unsa, en rappelant que jusqu'ici les enseignants prévenaient les parents via les carnets de correspondance, sans intervention des inspecteurs.

Dans une note adressée mardi aux recteurs, le ministre de l'Education Xavier Darcos propose une "convention-type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants, en cas de fermeture d'école, avec l'aide des cadres de l'Education nationale.

"Que les municipalités organisent des garderies, nous sommes d'accord mais dans ce cas, ce sont elles qui gèrent l'organisation", a ajouté le responsable syndical.

"Plutôt que de donner des gages faciles à +l'opinion+, nous suggérons au ministre de l'Education de se préoccuper davantage de l'impact inévitable qu'aura la baisse des moyens humains et matériels sur la qualité du service public", a précisé le Sien-Unsa dans son communiqué, en référence au mot d'ordre de la grève du 24 janvier.

"Au plan de l'éthique, pour nous, que le ministre le veuille ou non, le service minimum est une manière d'atteindre le droit de grève", a ajouté M. Roumagnac.

 


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28.12.2007

Le Rapport Eric Gross ...enfin publié

Le Rapport :
 
 
 
 On devrait en entendre parler fin janvier 2008
( déclaration commune des deux Minsitres....)  
 
 

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10.12.2007

Eric Ferrand , la carte scolaire , le Ministre et la FCPE

Eric Ferrand Lettre au président de la FCPE sur la carte scolaire en date du 08 décembre 2007 ( cette lettre se trouve à la fin de cette note, en PDF) 

A la lecture de votre courrier du 10 novembre concernant la procédure de sectorisation des collèges parisiens, je m’aperçois que nous n’apprécions pas de la même manière les conséquences de la politique actuelle de l’Etat.

Lorsque j'ai décidé de mettre en place des réunions de concertation pour redéfinir la sectorisation des collèges parisiens, c'était pour conduire un travail sérieux visant des objectifs clairs par une démarche transparente et loyale envers les différents partenaires : académie, chefs d'établissements, élus, parents.

Pendant deux ans, ce travail de précision a porté ses fruits, permettant de construire progressivement des secteurs mieux équilibrés en termes d'effectifs et socialement.

Certaines décisions courageuses devaient ainsi être prises même si elles ont pu ici où là être contestées par les conseils locaux des parents. Néanmoins, j’avais le sentiment que nous progressions collectivement dans le sens de l’intérêt général, celui d'une répartition plus juste des élèves entre les établissements et d'une amélioration de la mixité sociale.

Or voila que l'Etat a décidé unilatéralement de supprimer la « carte scolaire ». Dès le mois de juin dernier le Ministre de l'Éducation nationale à ainsi annoncé sa disparition d’ici trois ans et assigné aux académies l’objectif d’augmenter de 20% le nombre des dérogations dès la rentrée de septembre 2007. En effet, l'affectation des élèves est restée une prérogative académique. Dés lors, à quoi servent des secteurs si l'académie n'en tient pas compte pour l'affectation des élèves ?

Le fait est que nous avons assisté en septembre à l'ouverture de classes dans quelques établissements parmi les plus courus et à des fermetures dans les moins recherchés, tandis que d'une manière plus générale nous nous sommes aperçus d'une tendance à surcharger les classes des établissements les plus cotés au détriment des autres.

Cette mise en concurrence des établissements est non seulement malsaine et injuste, mais aussi lourde de conséquences pour leur fonctionnement et la qualité des enseignements. D’autant que, contrairement à l'engagement qui avait été pris par le Ministre, les moyens des établissements les plus fragiles ont été réduits.

Nous avons ainsi également constaté que la répartition des moyens d'enseignements (DHG) et celle des options suivaient une logique d'ajustement de l'offre à la demande, loin du principe d'égalité d'accès à un enseignement de qualité pour tous. En toile de fond, l'objectif prioritaire de l'Etat se révèle bien moins éducatif que budgétaire quand il ne s’agit ni plus ni moins que de supprimer 11.000 postes l'an prochain.

Malgré ce contexte dégradé, j'ai souhaité organiser les réunions de concertation comme les années précédentes. Mais après en avoir tenu quelques-unes, il s’est avéré que l'exercice tournait tout simplement à la mascarade.

De fait, nous ne disposions d'aucune vue précise ni des dérogations, ni des moyens accordés aux établissements, ni même de leurs effectifs. Bien entendu, mes demandes réitérées auprès de l'académie à cet égard sont restées vaines.

Aussi, face à un partenaire académique qui ne joue pas cartes sur table et se réfugie dans l'opacité, j’ai jugé préférable de suspendre un exercice vidé de son sens.

Reprendre ces réunions dans de telles conditions serait une tromperie envers les parents et un outrage à la démocratie envers les élus en laissant croire aux uns comme aux autres qu'une politique de sectorisation maîtrisée et raisonnée est mise en oeuvre, alors qu’il n'en serait rien en réalité. Pour ma part, je me refuse à ce genre de faux-semblant.

Je tiens à souligner que cette position ne remet pas en cause ce qui a déjà été accompli. La sectorisation restera seulement identique à celle de cette année. Rien n'impose d’ailleurs formellement de procéder à des modifications tous les ans. Il s'agit de progresser vers une meilleure mixité sociale et certainement pas de cautionner des manoeuvres contraires.

En vérité, en annonçant par avance l’octroi de dérogations en masse, l’état a dramatiquement légitimé et accentué l’évitement scolaire.

Rien qu’à cette rentrée, plus de 49 divisions (l’équivalent de trois collèges ! ) ont été fermées dont les 2/3 dans les établissements les plus fragiles. Et ceci au moment même où le département de Paris livre de nouveaux bâtiments pour améliorer l’accueil scolaire dans les mêmes secteurs comme, par exemple, Colette Besson en limite des 11e et 20e arrondissements.

La cogestion des dérogations, comme vous le souhaitez, ne servirait qu’à cautionner une véritable entreprise de sape de l’éducation prioritaire qui conduit tout droit à la ghettoïsation des établissements en ZEP.

S’il est a mon avis une attitude démissionnaire c’est bien celle qui consiste à participer à la dérégulation libérale de l’Education Nationale. La volonté du département de Paris est diamétralement opposée en ce qu’elle vise à garantir un enseignement de qualité pour tous et partout.

Donc loin de céder à une forme de dérobade ou de capitulation comme vous m'en faites l'affront, j'estime au contraire adopter une attitude de résistance salutaire face à une offensive sans précédent contre notre système éducatif.

Aussi, je ne reviendrai pas sur ma décision tant que je n'aurai pas obtenu de l'académie toutes les informations et garanties nécessaires à la reprise de la démarche dans des conditions satisfaisantes. En d’autres termes, je refuse pour ma part de devenir l’instrument d’une politique que je combats.

Bien entendu, je reste à votre disposition pour évoquer de vive voix ces différents sujets si vous le souhaitez.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.



Eric FERRAND

La lettre de la FCPE Paris     :     FCPE Lettre à Eric Ferrand_sectorisation_10novembre07.pdf
 

26.11.2007

Dérogations à la carte scolaire: la mairie de Paris dénonce "l'opacité" des chiffres donnés par le rectorat de Paris

 Merci l'AEF

 

Dérogations à la carte scolaire: la mairie de Paris dénonce "l'opacité" des chiffres donnés par le rectorat de Paris
Éric Ferrand, adjoint au maire de Paris chargé de la vie scolaire et de l'aménagement des rythmes scolaires, a décidé de mettre fin aux réunions de concertation sur la redéfinition des secteurs scolaires des collèges parisiens.

"Je ne suis pas un pantin."

"Je ne reprendrai les réunions que lorsque j'aurai des garanties sur la fiabilité des chiffres donnés par le rectorat de Paris quant au nombre de dérogations à la carte scolaire accordées par établissements et par niveaux", explique Éric Ferrand.

Ces commissions de "concertation permanente", réunissant académie, chefs d'établissements, élus et parents, avaient pour objectif, depuis 2005, de "construire des secteurs plus cohérents" afin de "rééquilibrer l'offre éducative", et de "favoriser la mixité sociale", notamment dans l'Est et le Nord de la capitale.

Selon Éric Ferrand, le ministre de l'Éducation nationale s'est engagé en juin dernier à ce qu'il n'y ait pas de baisse de moyens avant 2010 dans les collèges qui voient leurs effectifs diminuer du fait de l'assouplissement de la carte scolaire.

"Or je constate contre toute attente que 49 classes ont été fermées à Paris à la rentrée 2007, contre 27 ouvertures, ce qui fait un solde de 22 fermetures, dont deux tiers en ZEP ou en politique de la ville", indique l'adjoint au maire. Il dénonce une nouvelle distribution des moyens qui se fait "au détriment des collèges les moins recherchés" et craint un "effet boule-de-neige".



"OPACITÉ"

L'adjoint au maire de Paris proteste en particulier contre "l'opacité" des données chiffrées du rectorat de Paris. "J'ai demandé à l'académie de me fournir un état des lieux précis des dérogations par quartiers, par établissements et par niveaux. J'ai eu des chiffres flous, à la louche et qui se sont parfois avérés faux", regrette-t-il. "Ce sont les principaux de collège qui m'ont alerté sur le fait que les données concernant leur établissement n'étaient pas correctes."

"Le rectorat affiche par exemple que 85% des élèves boursiers ayant fait une demande de dérogation l'ont obtenue. Mais il faut savoir que cela ne représente que 15 dérogations sur les 2 500 octroyées en 2007 à Paris." Interrogé par l'AEF, le rectorat assure pour sa part avoir communiqué tous les chiffres "de manière transparente".

Plus globalement, Éric Ferrand dénonce "la politique de mise en concurrence des établissements scolaires organisée par le gouvernement" qui "contredit le travail de fond très compliqué organisé par le département de Paris depuis plusieurs années". La carte scolaire a été assouplie dès cette rentrée 2007, et devrait à terme devenir "superflue", selon la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Xavier Darcos.

FCPE

Dans une "lettre ouverte à Éric Ferrand", la FCPE Paris s'interroge sur cette décision d'arrêter les réunions de concertation: "s'agit-il d'une dérobade préélectorale ou d'une capitulation?" La fédération de parents d'élèves pense "qu'il n'est pas opportun de cesser le travail collectif, certes ardu et ingrat, de redéfinition des secteurs, dans l'optique d'une meilleure mixité sociale dans les collèges".

L'adjoint au maire de Paris dénonce "l'hypocrisie de la FCPE" qui véhicule un discours officiel sur la mixité mais envoie des délégations pour "protester à chaque modification de secteur". "C'est précisément avec ce type de comportement que l'on assiste à une baisse des effectifs en ZEP."

Contacts :
- FCPE Paris, M. Bernard Dubois, communication, 01 42 65 05 98, 06 63 36 38 47, fcpe75@fcpe75.org, www.fcpe75.org
- Jean-Luc Guyomarc'h, cabinet d'Eric Ferrand, 06 74 49 00 81, jean-luc.guyomarc'h@paris.fr
- rectorat de Paris, Alexandra Thérizol, chargée de communication, 01 40 46 20 25, 06 32 02 59 20, communication.sorbonne@ac-paris.fr





10.11.2007

Réduire l'échec scolaire en primaire NOV 07


Xavier Darcos réduire l'échec scolaire en primaire

Reuters & Le Monde  10.11.07


PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, veut "diviser par trois, d'ici la fin de cette mandature, le nombre d'élèves en situation d'échec lourd" à l'école primaire.

Le quotidien Le Monde rend compte dans son édition datée de dimanche d'un "document d'orientation" à ce sujet remis vendredi aux syndicats de l'Education nationale.

Selon un rapport remis fin août par le Haut conseil de l'éducation, quatre élèves sur dix sortent de l'école primaire avec de graves lacunes et 15% sont en grande difficulté.

Pour mieux lutter cette situation, Xavier Darcos propose d'améliorer l'évaluation des acquis des élèves, tout en laissant aux enseignants le choix des méthodes pour aider les écoliers, écrit Le Monde.

Le ministre veut privilégier le travail en petits groupes et donner priorité à l'apprentissage du français, auquel devraient selon lui être consacrées huit heures hebdomadaires.

Le ministre souhaite en outre "faire diminuer significativement" le taux de redoublement en faisant passer de 18% à moins de 10% la proportion d'élèves ayant redoublé au moins une fois.

 

 

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