15.06.2008
Ecoles occupées
29.05.2008
Soumettre ou démettre ?
20:52 Publié dans Actus Ecole Primaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : censure, pression, académie, paris
29.01.2008
L'histoire des arts : en primaire et au Brevet des Collèges
L'histoire des arts sera intégrée aux enseignements de l'école primaire à la rentrée 2009 et en 2009-2010 au collège et au lycée, ont annoncé aujourd'hui les ministres de l'Education Xavier Darcos et de la Culture Christine Albanel.
Le brevet des collèges comprendra une épreuve obligatoire dans cette matière, ont-ils indiqué lors d'une communication en conseil des ministres.
Au collège, l'histoire des arts devra représenter un quart du programme d'histoire générale.
En outre, l'accès aux musées et monuments nationaux dépendant des ministères de la Culture et de l'Enseignement supérieur sera gratuit pour les professeurs à la rentrée 2008.
La pratique artistique "sera étendue à tous les collèges et aux écoles primaires" situées en zone prioritaire à la rentrée prochaine dans le cadre de "l'accompagnement éducatif après 16 heures".
"Les projets d'école et d'établissement devront tous intégrer, d'ici septembre 2009, un volet culturel concernant tous les élèves, élaboré avec les institutions culturelles", ont aussi annoncé les ministres.
Source : AFP
18.01.2008
Delanoë opposé au service minimum dans les écoles le 24 janvier
LE MONDE reprenant Reuters le 18 janvier 2008
Reuters 18.01.08 | 21h16
PARIS (Reuters) - La ville de Paris ne signera pas la convention qui lui a adressée le rectorat pour expérimenter le service minimum dans les écoles lors de la grève nationale du 24 janvier, a annoncé vendredi Bertrand Delanoë.
"Il est inconcevable de sous-traiter à une commune une responsabilité légale de l'Etat", écrit le maire socialiste de Paris au ministre de l'Education, Xavier Darcos.
Ce dernier a demandé aux recteurs et inspecteurs d'Académie de participer avec les communes volontaires à "l'expérimeftation" du service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires le 24 janvier.
Bertrand Delanoë souligne que l'Education nationale est responsable des élèves pendant les heures d'enseignement.
"Que se passe-t-il si la commune se substitue à elle ? Devient-elle juridiquement responsable ? Et si le directeur est lui-même gréviste, qui a autorité sur les personnels ?", demande-t-il.
Bertrand Delanoë ajoute que l'organisation d'une telle opération impliquerait de la part du rectorat "une prévision fine du suivi de ce mouvement au sein des 659 écoles parisiennes" et doute que cela soit possible.
Gérard Bon
19:05 Publié dans Actualités Collège Raymond Queneau 75005, Actualités Reuters, Actus Ecole Primaire, Arrêts de travail, Des élus s'expriment., Humeurs & Rumeurs, Pré-Occupation de Ministre, QU'EN PENSEZ-VOUS ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Delanoë, Paris, service, minimum, école, grève, élus
10.01.2008
Accueil minimum à l'école: les inspecteurs de l'Unsa appellent à ne pas participer
AFP Jeudi 10 janvier 2008
Accueil minimum à l'école: les inspecteurs de l'Unsa appellent à ne pas participer
Le Syndicat des inspecteurs de l'Education nationale (Sien) de l'Unsa-Education a appelé jeudi ses troupes à "ne s'impliquer de près ni de loin dans l'organisation" expérimentale d'un service minimum d'accueil des élèves, le 24 janvier, jour de grève nationale des profs.
"Le Sien-Unsa appelle les inspecteurs de l'Education nationale à ne s'impliquer ni de près, ni de loin dans l'organisation d'un service d'accueil de substitution dont l'appellation de +service éducatif minimum+ est totalement usurpée", a expliqué le syndicat dans un communiqué.
"On nous demande d'aller nous renseigner dans les écoles et de faire remonter aux municipalités des informations sur les enseignants qui seront en grève", a détaillé pour l'AFP Patrick Roumagnac, secrétaire général du Sien-Unsa, en rappelant que jusqu'ici les enseignants prévenaient les parents via les carnets de correspondance, sans intervention des inspecteurs.
Dans une note adressée mardi aux recteurs, le ministre de l'Education Xavier Darcos propose une "convention-type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants, en cas de fermeture d'école, avec l'aide des cadres de l'Education nationale.
"Que les municipalités organisent des garderies, nous sommes d'accord mais dans ce cas, ce sont elles qui gèrent l'organisation", a ajouté le responsable syndical.
"Plutôt que de donner des gages faciles à +l'opinion+, nous suggérons au ministre de l'Education de se préoccuper davantage de l'impact inévitable qu'aura la baisse des moyens humains et matériels sur la qualité du service public", a précisé le Sien-Unsa dans son communiqué, en référence au mot d'ordre de la grève du 24 janvier.
"Au plan de l'éthique, pour nous, que le ministre le veuille ou non, le service minimum est une manière d'atteindre le droit de grève", a ajouté M. Roumagnac.
09.01.2008
Service minimum à l'école ( 24 janvier 2008)
EDUCATION.
Le service minimum à l'école, c'est parti
Le 24 janvier, ce sera la première grève de l'année dans les écoles. Le ministre de l'Education nationale propose de remplacer les profs absents par des animateurs et assure qu'il y aura moins de problèmes d'accueil. Paris refuse le système.
QUAND il sera noté, comme tous ses autres collègues ministres, Xavier Darcos héritera sans doute d'un 20/20 pour son zèle à appliquer les promesses de Nicolas Sarkozy. Hier, le ministre de l'Education a en effet annoncé la mise en place, « à titre expérimental », du service minimum dans les écoles, qui n'était pourtant attendu... qu'à la rentrée de septembre 2008. L'expérience grandeur nature, qui vise à accueillir les enfants dans les écoles primaires (dès la maternelle) les jours de grève, s'appliquera dans deux semaines, le jeudi 24 janvier, à l'occasion du mouvement annoncé dans l'Education nationale. « Il sera sans doute fort puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer. Ce sera donc un bon test pour nous », a-t-il expliqué hier sur LCI. Les syndicats enseignants voient dans cette mesure une atteinte à leur droit de grève.
Comment ça va marcher ? Seules les villes volontaires sont concernées par le service minimum. A charge pour les recteurs et les inspecteurs d'académie de recenser les communes partantes, et d'en fournir la liste au ministère le 23 à midi, veille de la grève. Les villes candidates devront accueillir les enfants scolarisés dans leurs écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire. Pour encadrer les enfants, les municipalités devront mobiliser leurs agents, payés par l'Etat. Pas question de faire cours, évidemment : il ne s'agira que d'une garderie. A Levallois-Perret, le système, mis en place depuis quinze ans sans le concours de l'Etat, est désormais bien rodé. « Nous téléphonons aux écoles pour connaître à l'avance le nombre de grévistes et nous mettons le nombre d'animateurs qu'il faut, généralement une bonne centaine : un pour quinze élèves en primaire, un pour huit en maternelle », détaille Isabelle Balkany, première adjointe, qui met en garde : « Il faut des agents agréés jeunesse et sports. Le pire, c'est de mobiliser du personnel non qualifié. »
Avec quel argent ? « Le service minimum d'accueil sera financé par le ministère de l'Education nationale dans les communes volontaires », précise la circulaire du ministère, grâce aux « fonds correspondants aux retenues sur salaire des enseignants grévistes ». Depuis 2003, ces derniers ne sont plus du tout payés. Et l'Etat récolte en moyenne 35 millions d'euros par jour de grève. Le montant de la participation versée par l'Etat s'élèvera à 90 € pour un à quinze enfants accueillis et au-delà, à 90 € par tranche de 15 élèves bénéficiant de cette garderie. « On organisait une garderie les jours de grève avec nos agents et notre argent. Le concours financier de l'Etat est le bienvenu », sourit Claude Pernès, maire de Rosny (Seine-Saint-Denis).
Et si le test est un bide ? Beaucoup de municipalités - celles de gauche notamment - ne se porteront pas volontaires le 24 janvier, à commencer par la capitale, Paris. Eric Ferrand, maire adjoint chargé des écoles, y est farouchement hostile : « C'est une idée pernicieuse, cynique, une provocation envers les fonctionnaires qu'on veut monter les uns contre les autres. Aucun arrondissement ne sera concerné. En revanche, je comprends la gêne des parents. Je suis favorable au fait que les enseignants se déclarent assez tôt pour que les familles prennent leurs dispositions. » Hier, Xavier Darcos n'a pas fait mystère de ses intentions si l'expérimentation du 24 janvier devait échouer faute de participants. « Si cela ne fonctionne pas, il faudra aller plus loin. Je ne reculerai pas sur ce sujet. » Le ministre de l'Education envisagerait alors de passer en force, en instaurant par exemple une loi sur le service minimum à l'école.
Charles de Saint-Sauveur
Merci : Le Parisien , mercredi 09 janvier 2008
Le Maire refuse de casser la grève à Paris.
Bertrand Delanoë refuse que la Mairie de Paris organise le service minimum à l'école
Merci LEMONDE & l' AFP | 09.01.08
Alors que le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a demandé à certaines écoles maternelles et élémentaires d'expérimenter la mise en place d'un service minimum d'accueil dès la grève du 24 janvier, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a annoncé, mercredi 9 janvier, que sa municipalité refusait d'organiser un tel accueil.
"Nous ne pouvons pas demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux", a-t-il affirmé.
"M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très très mal. Il faut traiter les sujets avec beaucoup plus de sérieux et surtout quand il s'agit de l'école penser aux enfants, aux parents, aux enseignants.
" La méthode proposée par M. Darcos "n'est pas la bonne méthode", a-t-il ajouté.
UNE "VÉRITABLE PROVOCATION"
Un peu plus tôt, Eric Ferrand (PS), adjoint de M. Delanoë chargé de la vie scolaire, avait lancé le débat en qualifiant dans Le Figaro du 9 janvier le projet du ministre de "véritable provocation".
Selon lui, les collectivités locales "n'ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l'éducation".
En cas de grève, "nous n'avons pas de solutions alternatives", a indiqué l'adjoint.
"La solution, c'est que le gouvernement évite la grève et qu'il retire son projet de suppression de postes dans l'éducation nationale".
Dans une note adressée aux recteurs datée de mardi, Xavier Darcos a proposé une "convention type" à passer avec les mairies "volontaires", leur promettant une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants en cas de fermeture d'école.
Mais, mardi, il s'est défendu de vouloir "briser" les grèves.
"J'ai trouvé extravagant ce que j'ai entendu dire ce matin, (...) de la part de M. Delanoë, qui dit que c'est une atteinte au droit de grève. (...) Il faut séparer le droit de grève du droit d'accueil et du service à rendre aux familles", a-t-il ainsi estimé sur RMC.
Selon lui, en outre, le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), "a trouvé la proposition intéressante, il veut le faire".
Alors qu'on lui faisait remarquer que si le service minimum "ne marche pas, c'est vers le maire qu'on se retournera, pas vers le ministre", M. Darcos a répondu aux journalistes : "Vous êtes malveillants. Ça se passera bien. Les mairies savent faire cela."

21.12.2007
Les syndicats craignent une mise en concurrence des écoles primaires
Les syndicats craignent une mise en concurrence des écoles primaires
LE MONDE | 20.12.07
Les écoles primaires seront-elles mises en concurrence comme le sont chaque année les lycées, à travers la publication des résultats du bac par établissements ? C'est ce que redoutent désormais les syndicats d'enseignants.
Dans un premier temps, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, avait seulement affiché sa volonté de renforcer l'évaluation des résultats des élèves en primaire. En modifiant, dès la prochaine année scolaire, les deux "évaluations nationales" : des tests, que passent tous les élèves de CE1 et de CM2, qui servent de points de repère aux enseignants et à l'administration et nourrissent les statistiques de l'éducation nationale. En précisant, le 11 décembre, que ces résultats "seront rendus publics école par école dès la rentrée 2009", le ministre a pris le risque de réveiller l'hypersensibilité des enseignants sur ce thème.
Favorables à l'évaluation comme outil pour "enseigner le mieux possible" et à la transmission aux familles des résultats détaillés, les syndicalistes jugent l'idée du ministre "inquiétante" et réclament des "discussions sérieuses".
"Si cette idée de publication devait être maintenue, ce serait un motif de conflit très lourd", commente Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, syndicat majoritaire des professeurs des écoles, qui voit déjà se profiler la publication de "palmarès" des écoles primaires et leur "mise en concurrence". Même réaction au SE-UNSA, dont le secrétaire général, Luc Bérille, estime que la publicité des résultats ferait entrer les écoles "dans une logique de marché". Sur un plan technique, les deux syndicats soulignent les "effets pervers" possibles : par exemple que des enseignants ou des écoles "jouent le chiffre" au détriment du reste, ou que des réputations bonnes ou mauvaises s'établissent sur des biais statistiques insignifiants. L'entourage de M. Darcos souligne que "la mesure des résultats est un acte professionnel et non un jugement moral".
Lancées en 1989 sous le ministère de Lionel Jospin, les évaluations nationales, d'abord placées en début de CE2 et de 6e, étaient devenues "des outils appréciés", de l'avis des syndicalistes. Le ministre Gilles de Robien, en 2005, a avancé vers le début du CE1 et du CM2 ces évaluations dites "diagnostiques", c'est-à-dire qu'elles permettent de situer un élève ou une école par rapport à des moyennes locales, académiques ou nationales, mais ne sont pas focalisées sur un objectif à atteindre.
Les tests sont en cours de modification, pour les rendre compatibles avec le "socle commun des indispensables" voulu par la loi d'orientation Fillon et, justement, pour les centrer sur des objectifs préalablement fixés en matière de connaissances et de compétences. "Nous dirons : voilà ce que doit être un niveau CE1 ou CM2, et ce ne sera pas des demandes extravagantes", indique l'entourage de M. Darcos.
Luc Cédelle
Article paru dans l'édition du 21.12.07
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